« Le petit livre* est noir, haut et étroit, très jauni ; des vers ont été soulignés de place en place et les marges portent parfois de petits dessins, ce qui atteste un usage scolaire. F. l'a ouvert d'un geste sûr, en disant d'un ton de récitation : “Frui paratis, et valido mihi, Latoe, dones, at, precor, integra cum mente”, oui c'est cela : “et de ne pas connaître une vieillesse indigne et privée de cithare”, ah voici : “nec turpem sebectam degere nec citharam carentem” “Accorde-moi, Appolon, de garder un esprit intact....” »
Les portes de Gubbio. Danièle Sallenave. Hachette (1980)
* Les odes d'Horace
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