« A New York où beaucoup de galeries ont disparu, celles qui restent s'occupent en gros de gérer des résidus : le déchet est non seulement un thème fréquent, mais les matières mêmes de l'art sont de la déjection, et les styles sont résiduels. On peut tout faire, ce qui renvoie aussi à une réalité virtuelle où l'on peut entrer dans l'image (alors que l'image était jusqu'alors extérieure). Avec la vidéo, on intériorise l'image, on y pénètre, et là, à un niveau presque moléculaire, on peut zapper partout et effectivement tout faire, ce qui est pour moi la fin de l'art et ressemble plutôt à une activité technologique, dans laquelle il semble pourtant que beaucoup d'artistes s'orientent aujourd'hui. »
Le complot de l'art : illusion et désillusion esthétiques. Jean Baudrillard. Sens & Tonka (2005)
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