Le blog-note d'Aimable Lubin : extension du domaine radiophonique des Muses galantes et de la Petite Boutique Fantasque
jeudi 30 avril 2026
263
« C'est ici que dans ce sadisme appliqué à la consommation intervient une seconde ruse : à la Lolita promise on substitue le produit qui présente la fille (le magazine) et / ou le produit que présente la fille (son pull, ou son jean, ou sa lingerie fine...) C'est finalement un processus assez dangereux qui est activé, remonté et lancé : il suppose en effet que le spectateur puisse se contenter, au terme de ce processus destiné à l'intéresser et le compromettre d'un expédient, d'une consolation destinée à faire retomber la tension. C'est justement là que la Cité perverse, saturée de ces processus sadiens, peut constituer un facteur déclenchant de la motion perverse éventuellement présente chez un individu. Il suffit en effet que cet individu compromis refuse l'expédient et veuille la chose promise pour que l'accident survienne. En d'autres termes, il est à craindre que certains, chauffés à blanc, ne parviennent pas à s'arrêter en cours de route, en achetant simplement soit le magazine montrant la fille ou sa culotte. Car ce qu'ils veulent, ce n'est ni l'un ni l'autre, c'est la petite fille. »
lundi 27 avril 2026
PBF 2026.11 : Les spécialités grand luxe de la place Pinel (première diffusion sur Radio radio Toulouse mercredi 29 avril 2026)
Chronique de l'univers place Pinel 53 : Les spécialités de la place Pinel
Les spécialités de la célèbre place toulousaine sont examinées pour en arriver à la conclusion qu'il n'en existe probablement pas. L'émission en aborde certaines mais la plupart sont rejetées.
Programmation musicale :
1) Le kiosque (Michèle Bernard)
2) Avanti (Arthur H.)
3) Dean Martin (Alain Bashung)
4) Conception (Robert Charlebois)
5) La gérontophile (Emeline Bayart Manuel Peskine)
6) Grand luxe (Fernand Bernardi)
7) Différence (Isabelle Mayereau)
8) Clémence (Anne Sylvestre)
9) La lueur dans l'oeil (Juliette)
10) L'épine (Juliette Armanet)
11) Le vent nous portera (Sophie Hunger)
12) A Montparnasse (Monique Morelli)
+ Chronique de l'univers place Pinel 53 par Marius Pinel
Sus aux Philistins !
263
« D'autant que cette double contrainte a pris aujourd'hui des proportions colossales. Qu'on en juge : on ne peut feuilleter un magazine ou voir ses couvertures affichées dans les kiosques ou sur les murs de la ville sans trouver quantité de photos montrant de très jeunes filles, paraissant douze ou quatorze ans au plus, dans des poses très suggestives, c'est-à-dire très provocantes, comme des femmes sachant parfaitement user de leurs charmes au point de paraître prêtes à recevoir et à assumer des propositions très directes, voire même à les faire.
C'est pour le côté pervers. Mais le côté puritain n'est pas loin. Parce que s'il prenait à quiconque la mauvaise idée de lorgner, ou même de sourire gentiment, voire innocemment, à une jeune fille de douze ans dans la rue, il ne faudrait pas longtemps avant que cet individu soit identifié comme le dangereux pédophile de service, susceptible d'être mis hors d'état de nuire par une escouade de mamans en colère prêtes à lui tomber dessus ou à appeler la maréchaussée à la rescousse. Bref, aimer les jeunes filles et faire des photos d'elles ou leur offrir des jouets, comme Lewis Carroll ou comme Pierre Louÿs en leur temps, conduirait aujourd'hui l'individu qui se livrerait à ces turpitudes à subir l'obligation judiciaire de soins telle qu'instituée par la loi du 17 juin 1998, pour les auteurs d’agressions sexuelles. »
dimanche 26 avril 2026
PBF 2026.10 : Le dossier psychiatrique de Maurice Utrillo (première diffusion sur Radio radio Toulouse mercredi 22 avril 2026)
Maurice Utrillo 3 : son dossier psychiatrique
A
partir de l'article paru dans les Annales Médico-Psychologiques 174
(2016) : Au sujet de l'expertise mentale de Maurice Utrillo par Gaétan
Gatian de Clérambault (1921) par Joseph Bédier et Michel Bénézech.
Le
point focal Maurice Utrillo est son problème avec la boisson et
des désordres que cela entraîne chez lui comme outrages à la pudeur et
rébellion à agents de la Force publique. ces différents internements sont évoqués dans le récapitulatif de Gaétan
Gatian de Clérambault.
Programmation musicale :
La chanson de Paul (Serge Reggiani)
+ lecture de l'article Au sujet de l'expertise mentale de Maurice Utrillo par Gaétan Gatian de Clérambault (1921) par Joseph Bédier et Michel Bénézech. Annales Médico-Psychologiques 174 (2016).
Sus aux Philistins !
« Perdrait-on beaucoup si les jeunes filles entre 17 et 20 ans, devaient faire trois années de service obligatoire ? On pourrait leur enlever leurs enfants, elle sont de toute façon trop jeunes. Et pas encore mûres, intellectuellement, pour le mariage. Ce pourrait être en même temps, sans surcharge, des années d'étude. La difficulté la plus grande tient à la formation graduelle de la personnalité et, peut-être, à l'importance des années d'expectative. Elles deviendraient trop réalistes, trop terre à terre. »
256
« Ce qui, de ce dernier point de vue, apparaît alors, c'est que la solution juridico-symbolique (changer la loi afin que je sois reconnu pour ce que j'ai décidé d'être) de même que la solution réelle (refaire son corps de façon à ce qu'il ressemble à ce que j'ai décidé d'être) engagent l'une et l'autre un rapport à la vérité problématique qui ne peut pas laisser indifférent le philosophe. Car dans les deux cas, cela aboutira à tenter de soutenir un rapport mensonger à soi-même. Dans le premier en effet, j'obligerai tout le monde à dire que je suis une femme là où chacun qui m'aura connu homme sait que je suis bel et bien un homme. Dans le second, je tenterai de prendre mon paraître pour mon être. Car mon être, lui -quoi que la loi des hommes en dise ou quoi que mon corps paraisse- sera toujours le même qu'avant : l'écriture génétique en XX ou en XY qui me définit n'aura pas été changée d'un iota par ces opérations. et cela, au demeurant, ne semble guère envisageable avant longtemps. »
215
«Cette transformation du pouvoir entamée en France dans les années 1960, c'est précisément ce que Lacan n'a pas pu venir, mais il n'est pas le seul. Il n'imagine pas que le capitalisme est susceptible d'entreprendre une conversion telle qu'il va fonctionner non plus sur la répression du désir, mais sur l'exaltation du désir, du désir dans sa valeur brute, première et non élaborée, c'est-à-dire sur la pulsion. Autrement dit, il ne perçoit pas la révolution culturelle libérale en préparation. »
samedi 25 avril 2026
182
« Noter ceci ne revient pas à mettre en doute la distinction de l'érotisme et de la pornographie, elle existe bien sûr et elle est massive. Mais cet écart principiel ne doit pas masquer une continuité historique entre l'érotisme et la pornographie qui, pour regrettable qu'elle apparaisse, n'en existe pas moins. Il faut donc rendre compte et de cette différence et de cette continuité. C'est ce qu'on peut essayer de faire dans une proposition qui pourra paraître amusante, mais qui est probablement plus sérieuse qu'il n'y paraît : on pourrait dire que l'érotisme, c'est quand c'est flou, alors que la pornographie c'est quand c'est net . »
171
« Cette incitation à la consommation s'est accompagnée d'une intrusion massive de Ford dans la vie privée de ses employés. Plus on encourageait à la consommation, plus on proscrivait les autres débauches, comme la boisson, le jeu, l'adultère... Exactement comme s'il fallait que la libido fût uniquement tournée vers la consommation d'objets rentables pour “notre Ford” afin que rien, dans cette force, ne se perde dans de vains objets. C'est cela le formatage libidinal. »
samedi 18 avril 2026
« La sotte Elle était mince et souple, son corps semblait manquer de maintien ; il présentait en son milieu une légère saillie et quand elle marchait, elle devait ne pas effacer les genoux. Ses cheveux blonds s'échappaient en boucles de son bonnet, son nez était long et mince, et il y avait toujours sur son visage -ou mieux devant lui- un sourire. Ses mollets, dans leurs bas bruns, étaient mous et un peu renflés ; on pensait vaguement en les voyant à des bas rembourrés. Elle était domestique chez X... Un jour que M. X... était seul avec elle au logis, elle lui avait plu. Il l'enlaça avec une grande douceur et lui donna un baiser. Elle semblait, sans l'avoir jamais laissé paraître, avoir attendu cela. Elle ne se défendit pas plus qu'elle ne répondit. Mais quand les lèvres de M. X... se posèrent sur les siennes, celles-ci sortirent de leur réserve et s'ouvrirent au baiser. On aurait pu croire qu'elle se laisserait embrasser, comme une femme très experte, mais elle était vierge ; et c'est uniquement parce que son intelligence était médiocre qu'un instinct plus profond ou plus ancien la fit doucement s'écarter. M. X... exerça sur elle une pression en direction du divan... “Mais il faut enlever ta culotte !”lui apprit-il ensuite. Des sensations agréables et d'autres douloureuses se mêlèrent. Elle se releva dans un état aussi vague qu'elle s'était laissée allonger. ils ne se dirent plus rien d'important. Ils continuèrent à se voir tous les jours comme avant. Elle souriait comme toujours. Elle n'avait pas grand souvenir. Elle n'aurait même pas pu dire que ç'avait été particulièrement beau ou agréable. Mais son corps attendait de jour en jour plus intensément une récidive. Cela venait comme la lune après le lever du soleil, presque inapparente d'abord, et régnant à la fin, brillante, sur tout le ciel. »
168
« En d'autres termes, la condamnation hautaine et légèrement dégoûtée ne suffit absolument pas, sauf à constituer des îlots de pensée claire où des moines font circuler religieusement le texte sain, non d'ailleurs sans s'étriper de temps à autre au passage. Bref avoir raison ne suffit pas, il faut comprendre comment une erreur a pu s'emparer du monde. Ne serait-ce que parce que cette erreur structure aujourd'hui quantité de sujets. »
151
« Cette distinction des deux Lumières posée [Lumière blanche et Lumière noire] il devient plus aisé d'indiquer ce qui distingue la modernité de la postmodernité. La modernité, c'est l'équilibre instable entre ces deux courants opposés [moraliste et amoraliste]. Il aura durée un siècle et demi. La postmodernité, c'est le rétrécissement toujours plus accentué de la zone transcendantale renvoyant à ce qui n'a pas de prix mais une dignité (Kant) au profit du principe libéral selon lequel tout a un prix (Smith). »
151
« Alors que pour Kant, il fallait absolument réguler -la morale doit être fondée sur l'impératif catégorique consistant à se donner une loi à suivre dans la vie pratique-, pour Smith, il fallait surtout laisser faire, c'est-à-dire déréguler -ce qui conduit logiquement à Sade. »
132
« Mandeville et Sade sont parfaitement d'accord : non seulement il faut fermer les maisons de charité,mais surtout il faut ouvrir les maisons closes :
- Les jeunes filles étourdies, sans expérience, aimant le badinage se conduisent [écrit Mandeville] avec tant de légèreté dans leur première passion, qu'elles ne manquent guère d'être prises, et qu'un homme ne trouve plus de sécurité à demeurer fidèle. Ainsi bien des femmes, qui pourraient rendre au public des services signalées, lui deviennent inutiles en peu de temps, et il se trouve par un calcul modeste que nous perdons en un an assez de femmes vertueuses pour servir la nation pendant dix ans. Les maisons publiques règleront cette affaire avec tant d’exactitude et de précision que, l'un portant l'autre,nous emploierons chaque année autant de femmes qu'il faudra pour le service public, sans qu'il y en ait une seule de trop, ou de moins.
- Il y aura donc [dit Sade] des maisons destinées au libertinage des femmes, et, comme celles des hommes, sous la protection du gouvernement ; là leur seront fournis tous les individus de l'un ou l'autre sexe qu'elles pourront désirer, et plus elle fréquenteront ces maisons, plus elles seront estimées. »
122
«Un siècle plus tôt, l'époque misait encore sur l'amor Dei. Puis elle s'est lancée,non sans angoisses, vers l'amor sui. Sade sera celui qui aura accompli le mouvement en campant résolument du côté de l'amor sui. Il en fallait bien un, ce sera lui : il tirera sans frémir les conclusions logiques qui s'imposent, si monstrueuses soient-elles. il assumera entièrement les prophéties imprécatoires formulées quatorze siècles plus tôt par Augustin à l'encontre de l'amor sui : l'amor sui subordonnera le bien commun à son propre pouvoir en vue d'une domination arrogante ; l'amor sui sera rival de Dieu ; l'amor sui exigera tout pour lui ; l'amor sui voudra soumettre autrui pour son propre intérêt. »
PBF 2026.09 : Un peintre d'images : Ronald Curchod (première diffusion sur Radio radio Toulouse mercredi 15 avril 2026)
Entretien avec le peintre d'images, Ronald Curchod
Nous avons tous rencontré aux détours d'une rue une affiche de notre invité, que ce soit à Toulouse ou ailleurs. Il a un style immédiatement reconnaissable, identifiable, un univers singulier, étrange et avec beaucoup d'humour. Il nous parle de ses processus de création, de ses multiples activités, d'illustrations pour la jeunesse, d'écologie... et de musique.
Programmation musicale :
1) Naima (John Coltrane)
2) Flute ney en mode "maester" (Hayri Tümer)
3) No end road part1 (Michel Daneda / Fréderic Blondy / Tetsu Saitoh)
Pour ceux qui auraient piscine indienne, ou toute autre obligation, il y a une possibilité de rattrapage avec les podcasts de la PBF : https://www.mixcloud.com/RadioRadioToulouse/un-peintre-dimages-ronald-curchod-la-petite-boutique-fantasque/
Sus aux Philistins !
Photographie de Jean Patin
samedi 11 avril 2026
108
« Là où le travail récent de Dermange nous en apprend beaucoup, notamment par rapport à ceux plus anciens de Dumont et de Gauchet, c'est lorsqu'il montre que “l’œuvre de Smith a une portée théologique qui a été largement méconnu des commentateurs”. Cette portée théologique,malencontreusement oubliée, avait pourtant été bien perçue à la réception des travaux d'Adam Smith lorsque, comme le dit Dermange, “bien des orthodoxes avaient ressenti [le travail d'Adam Smith] comme une trahison à la Réforme”,trahison consistant en une “substitution d'une théologie naturelle au principe sola scriptura -expression qui en bon latin signifie “par l'Ecriture seule” (elle avait été très employée par Luther). »
PBF 2026.08 : La fête continue au village fantôme (première diffusion sur Radio radio Toulouse mercredi 8 avril 2026)
Dans la série, Rencontre avec des personnalités remarquables, la petite boutique fantasque est heureuse de recevoir quelqu’un que nous pourrions qualifier de bidouilleur de son, d’expérimentateur sonore, Jean-François Magre alias Percipient. Il viendra nous parler au micro de la petite boutique fantasque de sa musique, de sa manière de la composer, en plaçant la perception au centre de son travail. Nous allons parler aussi de la manière de créer sa musique. La définition de percipient pourrait définir un peu de sa musique, personne qui reçoit des informations par un moyen extra-sensoriel comme la télépathie.
1) Champ magnétique de mensonge (à soi-même) (Jean-François Magre) extrait de la K7 La terre étrangère
2) La fête continue au village fantôme (Percipient) extrait de la K7 Outre-exotica
3) Voyage III (Percipient) extrait de la K7 Bruit rose des vents
4) Migration pendulaire (Jean-François Magre) extrait de la K7 Raide vivant
5) Tue-tête (Percipient) extrait de la K7 à paraître Renverser les flammes de Koenig
+ Entretien avec Jean-François Magre
Pour ceux qui auraient piscine indienne, ou toute autre obligation, il y a une possibilité de rattrapage avec les podcasts de la PBF : https://www.mixcloud.com/RadioRadioToulouse/la-f%C3%AAte-continue-au-village-fant%C3%B4me-la-petite-boutique-fantasque/
Sus aux Philistins !
Photographie de Jean-François Magre
42
«Dans la Cité de Dieu (XV, 28), texte écrit au début de la décadence de l'Empire romain, vers l'an 400, saint Augustin, l'un des principaux Pères de l’Église latine, disait que la terre serait, jusqu'à la fin du monde, le lieu d'affrontement de deux grands royaumes possibles, fondés sur deux amours bien différents : le premier procédant de “l'amour de Dieu poussé jusqu'au mépris de soi” (Amor Dei usque ad contemptum sui) et le second de “l'amour de soi poussé jusqu'au mépris de Dieu” (Amor sui usque ad contemptum Dei. »
36
« L'alter ego n'est donc plus compris comme la condition de sa propre réalisation, mais comme une cause permanente d'entrave, d'insatisfaction, de complication, voire de dépossession. Pour obvier à cette fatalité, il convient donc :
1) de toujours plus affirmer ses droits contre l'autre -ce qui produit la règle n°1 s'imposant logiquement à tout individu vivant le cadre démocratique postmoderne : il n'y a pas de limite à quoi que j'ai droit ;
2) de rechercher un enracinement identitaire indéboulonnable -d'où se déduit une règle n°2 : je dois absolument prouver que je suis essentiellement différent de l'autre et que celui-ci ne peut rien m'apporter ;
3) de toujours se défendre contre l'emprise réelle ou supposée de l'autre -ce qui donne la règle n°3 : je suis toujours, réellement ou potentiellement victime de l'autre. »
lundi 6 avril 2026
35
«Si les discours de revendication ou de dénonciation contribuent si bien à la propagation de ces leçons de perversion auprès du plus grand nombre, c'est qu'ils présupposent les uns et les autres que tout s'explique par le même principe libéral fondamental : celui de l'individualisme méthodologique. On entend généralement par là la doctrine qui veut : 1° qu'il n'existe aucune autre réalité que celle de l'individu ; 2° que tout ensemble social n'est rien d'autre que le résultat des individus ; et 3° que les individus visent toujours, dans leurs échanges avec les autres, la maximisation des gains. »
dimanche 5 avril 2026
Formulation interrogeante
« Un chasseur de chamois le sauve, "à demi fou de cette faute qui peuple pour lui l'espace vide".»
samedi 4 avril 2026
« A la mode. Le sens originel du phénomène de la mode ne tient-il pas dans ces deux formules : "imiter ce qui a du succès" et "faire du neuf ! Qu'allons-nous inventer ?" Ce pourrait être vrai des modes artistiques comme de la mode vestimentaire. "Qu'allons-nous inventer ?" est un principe génétique de l'art. »
Éblouissement des prémisses (74)
2
« Est-ce à dire que la dimension sexuelle est la seule où peut se réaliser le commandement à la jouissance ? Non, si l'on croit les Anciens, qui pourraient bien avoir été plus perspicaces que nous en la matière. Ils avaient en effet distingué trois libido ou "concupiscences" :non seulement celle qui découle de la passion des sens et de la chair (la libido sentiendi),mais aussi celle qui procède de la passion de posséder toujours plus et de dominer (la libido dominandi) et enfin celle qui touche à la passion de voir et de savoir (la libido sciendi).
La Cité perverse : libéralisme et pornographie. Dany-Robert Dufour. (2012)
Quelques Éléments supplémentaires de la Société du Spectacle (93) "un certain harnachement"


















