Les Espaces Combattants
Le blog-note d'Aimable Lubin : extension du domaine radiophonique des Muses galantes et de la Petite Boutique Fantasque
samedi 23 mai 2026
Visionnage domestique toulousain (314)
mardi 19 mai 2026
PBF 2026.14 : Lettres de la Grenouillère (première diffusion sur Radio radio Toulouse mercredi 20 mai 2026)
Pour ceux qui auraient piscine indienne, ou toute autre obligation, il y a une possibilité de rattrapage avec les podcasts de la PBF : https://www.mixcloud.com/RadioRadioToulouse/lettres-de-la-grenouill%C3%A8re-de-jean-joseph-vad%C3%A9-la-petite-boutique-fantasque/
Sus aux Philistins !
dimanche 17 mai 2026
« Je rencontrais Béatrice un peu moins souvent ; mais loin de me faire souffrir, ce relâchement était lui-même le signe de ma guérison. De sorte qu'au début et à la fin de cette passion, l'époque des rencontres espacées ne fut jamais une période douloureuse : à l'aller, tout attentif que j'étais de parvenir à son but -qui était de la posséder et ensuite, de multiplier nos rencontres et les occasions de la voir- je prenais chacune de ses échappées hors de la librairie ou de son domicile, pour des concessions merveilleuses de la Providence. Au retour, quoique je l'eusse ainsi voulu afin de moins souffrir, de mieux me protéger, puis de me guérir tout-à-fait, le souvenir des débuts de mon amour et l'allusion constante à cette période ascendante, rendaient l'espacement de nos rencontres un peu mélancolique, mais ils ne me donnaient pas la douleur que le moindre contretemps me causait trois ans plus tôt. Et je me persuadais que ma guérison était l’œuvre de ma volonté, alors que je ne faisais que subir une des lois les plus exactes dans l'histoire d'une passion et de son développement, qui est que la douleur, par suite d'un réflexe quasi biologique de survie et de conservation, est la cause du refroidissement des sentiments, et non comme on le croit généralement de leur exaspération. »
Les portes de Gubbio. Danièle Sallenave. Hachette (1980)
samedi 16 mai 2026
Visionnage toulousain en salle (87) avec Caroline et Louloute à l'ABC
Fabien Gorgeart : Au démarrage de l’écriture, j’ai écrit pour Lyes et Mélanie : j’ai très vite pensé à eux, leurs personnages me sont apparus évidents : il fallait qu’ils soient dans cette histoire. Ensuite, pour le couple Laure et Vincent, c’est quand je me suis dit : à quel vieux couple je crois dans le paysage des comédiens que je connaissais que j’ai pensé à eux très vite. Parce que Laure et Vincent c’est une sorte de vieux couple : ils ont fait Conservatoire ensemble ; Laure a joué dans les premières pièces de Vincent et surtout, je les ai découverts dans un très beau moyen métrage qui s’appelle Un monde sans femme de Guillaume Brac, qui raconte une histoire d’amour qui n’arrive pas à se faire. Ils sont devenus ce qu’ils sont devenus depuis et j’avais vraiment envie de ne pas avoir que l’un ou l’autre : c’était vraiment les deux. Donc j’ai eu la chance que les deux acceptent.»
Stimento culture & art de vivre, autrement


