Les Espaces Combattants
Le blog-note d'Aimable Lubin : extension du domaine radiophonique des Muses galantes et de la Petite Boutique Fantasque
samedi 25 juillet 2026
jeudi 23 juillet 2026
Récapitulatif PBF
Émissions spéciales de la Petite Boutique Fantasque
(été 2026)
1- Dadada (Trio)
2- It’s so hard (Electrophönvintage)
3- Le jour se lève (Aure)
4- Pas cette nuit (Romain Bouteille) extrait du Graphique de Boscop
5- Quand retombe la nuit (Fernand Bernadi)
6- I like the way you kiss me (Artemas)
7- Rain (Projet Pickford)
8- Robot policier (MR.82)
9- Death of a supernaturalist (Divine comedy)
10- Neighborhood 2 : Laïka (Arcade fire)
11- Let it burn (Goat)
12- Without you my life is boring (The knife)
1- Advice for young mothers to be (The veils)
2- Man made of meat (Viagra boys)
3- Modern ruin (Franck Carter and the rattle snakes)
4- Révolution calling (Queensrÿche)
5) Slingshot (Ripé)
6- Ostkreuz (Twin noir)
7- Undivided (Adelitas)
8- Versus (Machinae supremacy)
9- Song for a nun (Elysian fields)
10- Neither yield nor reap (Briseglace)
11- Jacques revient de la pêche (Chocolat Billy)
12- Way down we go (Kaleo)
« Globalement, quant à l'habit, on pourrait dire que les femmes s'habillent pour voiler (et donc à l'occasion dévoiler) leur corps nu. L'habit féminin est donc un voile qui constitue le corps féminin comme tel. Autrement dit sans voile, il n'y a pas vraiment de corps féminin. Il y a peut-être de la chair -mais rien de plus. De la même façon, on pourrait dire que les hommes s'habillent pour montrer ce qu'ils n'ont pas. Une puissance. Un pouvoir. L'habit masculin est un apparat, il est fait pour la parade. On s'enrubanne, on s'enturbanne, on s'emplume, on s'emperruque, non pour voiler un corps nu, mais pour le rehausser, pour l'ennoblir, pour le déguiser, pour lui faire jouer une fonction, jusques et y compris au sens politique du terme. »
On achève bien les hommes : de quelques conséquences actuelles et futures de la mort de Dieu. Dany-Robert Dufour. Denoël (2005)
Prouver l'existence de Dieu
« La dernière tentative en ce sens remonte à Kant. Il s'était retrouvé face à trois preuves que je rappelle brièvement :
- La preuve cosmologique, selon laquelle le monde comme objet en mouvement suppose des moteurs, eux-mêmes mus par d'autres moteurs, de sorte que d'objets mus en moteurs et de moteurs en objets mus, tout repose sur la nécessité d'un premier moteur, immobile, comme suprême cause (Aristote, Avicenne, Maimonide, Thomas d'Aquin...)*.
- La preuve ontologique, selon laquelle l'existence de Dieu se déduit de son idée : la définition est parfaite, donc il existe -s'il n'existait pas, sa définition serait imparfaite (Anselme de Cantorbéry, Descartes, Leibniz...).
- Enfin, la preuve physico-théologique, selon laquelle l'ordre, la beauté et la complétude du monde ne peuvent être le fruit du hasard et suffisent à prouver l'existence de Dieu (Platon, Aristote, les néoplatoniciens, Augustin, Anselme de Cantorbéry, Thomas d'Aquin, Descartes, Bossuet,Voltaire...).
[...]
Après avoir récusé ces preuves classiques de l'existence de Dieu, Kant indique que la réalité du mal n'est pas une raison pour douter de Dieu , bien au contraire : c'est une preuve supplémentaire. Dieu a en effet permis le mal pour que l'homme puisse choisir librement le bien. L'obligation morale qui nous habite constitue donc en dernier lieu la preuve d'une intervention qui représente en nous la voix de Dieu. »
On achève bien les hommes : de quelques conséquences actuelles et futures de la mort de Dieu. Dany-Robert Dufour. Denoël (2005)
* L'artisanat du Grand Horloger





