lundi 27 avril 2026

PBF 2026.11 : Les spécialités grand luxe de la place Pinel (première diffusion sur Radio radio Toulouse mercredi 29 avril 2026)

 


Chronique de l'univers place Pinel 53 : Les spécialités de la place Pinel

 
Les spécialités de la célèbre place toulousaine sont examinées pour en arriver à la conclusion qu'il n'en existe probablement pas. L'émission en aborde certaines mais la plupart sont rejetées.

Programmation musicale :
1) Le kiosque (Michèle Bernard)
2) Avanti (Arthur H.)
3) Dean Martin (Alain Bashung)
4) Conception (Robert Charlebois)
5) La gérontophile (Emeline Bayart  Manuel Peskine)
6) Grand luxe (Fernand Bernardi)
7) Différence (Isabelle Mayereau)
8) Clémence (Anne Sylvestre)
9) La lueur dans l'oeil (Juliette)
10) L'épine (Juliette Armanet)
11) Le vent nous portera (Sophie Hunger)
12) A Montparnasse (Monique Morelli)

+ Chronique de l'univers place Pinel 53 par Marius Pinel

 
Sus aux Philistins !

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« D'autant que cette double contrainte a pris aujourd'hui des proportions colossales. Qu'on en juge : on ne peut feuilleter un magazine ou voir ses couvertures affichées dans les kiosques ou sur les murs de la ville sans trouver quantité de photos montrant de très jeunes filles, paraissant douze ou quatorze ans au plus, dans des poses très suggestives, c'est-à-dire très provocantes, comme des femmes sachant parfaitement user de leurs charmes au point de paraître prêtes à recevoir et à assumer des propositions très directes, voire même à les faire.
C'est pour le côté pervers. Mais le côté puritain n'est pas loin. Parce que s'il prenait à quiconque la mauvaise idée de lorgner, ou même de sourire gentiment, voire innocemment, à une jeune fille de douze ans dans la rue, il ne faudrait pas longtemps avant que cet individu soit identifié comme le dangereux pédophile de service, susceptible d'être mis hors d'état de nuire par une escouade de mamans en colère prêtes à lui tomber dessus ou à appeler la maréchaussée à la rescousse. Bref, aimer les jeunes filles et faire des photos d'elles ou leur offrir des jouets, comme Lewis Carroll ou comme Pierre Louÿs en leur temps, conduirait aujourd'hui l'individu qui se livrerait à ces turpitudes à subir l'obligation judiciaire de soins telle qu'instituée par la loi du 17 juin 1998, pour les auteurs d’agressions sexuelles. »

La Cité perverse : libéralisme et pornographie. Dany-Robert Dufour. (2012)

dimanche 26 avril 2026

PBF 2026.10 : Le dossier psychiatrique de Maurice Utrillo (première diffusion sur Radio radio Toulouse mercredi 22 avril 2026)

 


Maurice Utrillo 3 : son dossier psychiatrique


A partir de l'article paru dans les Annales Médico-Psychologiques 174 (2016) : Au sujet de l'expertise mentale de Maurice Utrillo par Gaétan Gatian de Clérambault (1921) par Joseph Bédier et Michel Bénézech.

Le point focal Maurice Utrillo est son problème avec la boisson et des désordres que cela entraîne chez lui comme outrages à la pudeur et rébellion à agents de la Force publique. ces différents internements sont évoqués dans le récapitulatif de
Gaétan Gatian de Clérambault.

Programmation musicale :
La chanson de Paul (Serge Reggiani) 

+ lecture de l'article Au sujet de l'expertise mentale de Maurice Utrillo par Gaétan Gatian de Clérambault (1921) par Joseph Bédier et Michel Bénézech. Annales Médico-Psychologiques 174 (2016).

 
Sus aux Philistins !

Recyclage d'illustrations d'Énantiomère R (4)

 

 
La naufragée du métier

« Perdrait-on beaucoup si les jeunes filles entre 17 et 20 ans, devaient faire trois années de service obligatoire ? On pourrait leur enlever leurs enfants, elle sont de toute façon trop jeunes. Et pas encore mûres, intellectuellement, pour le mariage. Ce pourrait être en même temps, sans surcharge, des années d'étude. La difficulté la plus grande tient à la formation graduelle de la personnalité et, peut-être, à l'importance des années d'expectative. Elles deviendraient trop réalistes, trop terre à terre. »

Journaux. Robert Musil. Seuil (1981)

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« Ce qui, de ce dernier point de vue, apparaît alors, c'est que la solution juridico-symbolique (changer la loi afin que je sois reconnu pour ce que j'ai décidé d'être) de même que la solution réelle (refaire son corps de façon à ce qu'il ressemble à ce que j'ai décidé d'être) engagent l'une et l'autre un rapport à la vérité problématique qui ne peut pas laisser indifférent le philosophe. Car dans les deux cas, cela aboutira à tenter de soutenir un rapport mensonger à soi-même. Dans le premier en effet, j'obligerai tout le monde à dire que je suis une femme là où chacun qui m'aura connu homme sait que je suis bel et bien un homme. Dans le second, je tenterai de prendre mon paraître pour mon être. Car mon être, lui -quoi que la loi des hommes en dise ou quoi que mon corps paraisse- sera toujours le même qu'avant : l'écriture génétique en XX ou en XY qui me définit n'aura pas été changée d'un iota par ces opérations. et cela, au demeurant, ne semble guère envisageable avant longtemps. »

La Cité perverse : libéralisme et pornographie. Dany-Robert Dufour. (2012)

Recyclage d'illustrations d'Énantiomère R (3)

 
 Cependant ma tête révolue vibrait