vendredi 8 mai 2026

« Un point de vue d'intérêt général : comment la relation soumise à l'influence de la sexualité évolue-t-elle de la jeunesse à l'âge mûr ?
Le corps de la femme, expressif, très beau (reflet dans quelques poèmes). Ce qu'il subit. En compensation, la solidarité. La tendresse de la période suivante. L'importance d'une peau délicate, entre autres choses. Cf. les succès de Ninon de Lenclos âgée. Ce que la beauté entraîne dans sa perte ; ce qui, même physiquement, est plus durable que la beauté, voire plus important.
Jeune, on est plus exigeant et plus critique ; et plus exposé à la déception. »

Journaux. Robert Musil. Seuil (1981)

« A New York où beaucoup de galeries ont disparu, celles qui restent s'occupent en gros de gérer des résidus : le déchet est non seulement un thème fréquent, mais les matières mêmes de l'art sont de la déjection, et les styles sont résiduels. On peut tout faire, ce qui renvoie aussi à une réalité virtuelle où l'on peut entrer dans l'image (alors que l'image était jusqu'alors extérieure). Avec la vidéo, on intériorise l'image, on y pénètre, et là, à un niveau presque moléculaire, on peut zapper partout et effectivement tout faire, ce qui est pour moi la fin de l'art et ressemble plutôt à une activité technologique, dans laquelle il semble pourtant que beaucoup d'artistes s'orientent aujourd'hui. »

Le complot de l'art : illusion et désillusion esthétiques. Jean Baudrillard. Sens & Tonka (2005)

Recyclage d'illustrations d'Énantiomère R (14)

 

 
Il œuvrait pour la sauvegarde de la faune sauvage

« Une formule : l'artiste génial est dans la nécessité et a le droit d'exploiter le Béotien ; il exerce fort brutalement un droit supérieur. »

Journaux. Robert Musil. Seuil (1981)

mercredi 6 mai 2026

« Le simulacre était encore un jeu avec la réalité. Là, il s'agit carrément de prendre le monde tel qu'il est et de la "disneyifier", c'est-à-dire de le mettre virtuellement sous scellés. Et comme Disney lui-même, qui s'est mis "sous scellés cryogénisés" dans l'azote liquide, nous risquons la cryogénisation dans une réalité virtuelle. »

Le complot de l'art : illusion et désillusion esthétiques. Jean Baudrillard. Sens & Tonka (2005)

 

Recyclage d'illustrations d'Énantiomère R (13)

 

 
Le fruit d'une élaboration psychique inconsciente est souvent avarié

PBF 2026.12 : Digérer la Guerre d'Espagne (première diffusion sur Radio radio Toulouse mercredi 6 mai 2026)


Chronique hyperparadisiaque 2 : Digérer la guerre d’Espagne


Michel Batlle nous livre sa deuxième chronique d’Hyperparadis qui prolonge la première en revenant sur la guerre d’Espagne à l’occasion de son baptême et de ses vacances dans sa famille paternelle à Olot. Une très belle analogie y est développée.

Programmation musicale :
Guajiras de Lucia (Paco de Lucia)
A las barricadas : tribute to CNT (Frente popular)
El paso del Ebra (Henry Lowther, Tracy Holloway, Abigail Newman, Lorraine Temple, Sarah Williams et Paul Clarvis)
Danses polovtsiennes (Alexandre Borodine ) Orchestre symphonique SNG Maribor / Slaven Kulenović
Etrangère au paradis (Gloria Lasso)
Choral auf meinen lieben Gott (Jean Sébastien Bach) André Isoir
Musica plastica 11 (Frédéric Maintenant / Michel Batlle)
Rock’n roll station (Vince Taylor)
Me lo decia mi abuelo (Paco Ibanez)
Les ombres sauvages (Michel Batlle / Raphaël Montet)

 
+ Chronique d’Hyperparadis : Digérer la guerre d’Espagne de et par Michel Batlle


Pour ceux qui auraient piscine indienne, ou toute autre obligation, il y a une possibilité de rattrapage avec les podcasts de la PBF : 
https://www.mixcloud.com/RadioRadioToulouse/dig%C3%A9rer-la-guerre-despagne-la-petite-boutique-fantasque/

Sus aux Philistins !

 

Toile de Michel Batlle