mardi 9 juin 2026

Visionnage domestique toulousain (323)

 

 
Numéro 2. Jean-Luc Godard (1975)

PBF 2026.16 : espace acousmatique participatif (première diffusion sur Radio radio Toulouse mercredi 2 juin 2026 en direct)

 


Espace acousmatique participatif
DirectLive avec Percipient / Jean-François Magre
 

Percipient / Jean-François Magre a fait honneur à la Petite Boutique Fantasque en interprétant en direct 4 morceaux : 

1) Danse aux os
2) Dialogue avec dictaphone
6) Bongoloïd ferox
4) La maison de la mer

+ lecture de Heures oubliables / inoubliables de Jean-François Magre / Percipient,
+ lecture de Précis analytique de correspondance commerciale d'Albert Holveck (1957)
+ lecture du fabliau du Moyen-âge La couverture sur lequel le musicien a improvisé.


Pour ceux qui auraient piscine indienne, ou toute autre obligation, il y a une possibilité de rattrapage avec les podcasts de la PBF : https://www.mixcloud.com/RadioRadioToulouse/espace-acousmatique-participatif-la-petite-boutique-fantasque/

Sus aux Philistins !

lundi 1 juin 2026

Quelques Éléments supplémentaires de la Société du Spectacle (95)

 


« L'éducation de la Jeune-Fille suit le cours inverse de toutes les autres formes d'éducation : la perfection immédiate, innée de la jeunesse d'abord, puis des efforts pour se maintenir à la hauteur de cette nullité première et finalement la débâcle, devant l'impossibilité de revenir en deçà du temps. »
 
Premiers matériaux pour la théorie de la jeune-FilleTiqqun. Mille et une nuit. (2001)
 
photographie d'Anita Ekberg

samedi 30 mai 2026

Visionnage domestique toulousain (320)

 

Le plus vieux métier du monde. Franco Indovina, Mauro Bolognini, Philippe de Broca, Michael Pfleghar, Claude Autant-Lara et Jean-Luc Godard (1967)

« Et quand je parvenais enfin à l'oublier pour quelques heures -à parler avec des amis, à écouter ou à faire de la musique.- soudain fondait sur moi, comme un remords la douleur de m'être laissé aller à me divertir, à perdre un instant le souvenir de son absence. Comme un dévot exigeant, passionné de son Dieu, se tiendrait à lui-même grief de s'être un instant détourné de la face de la divinité unique pour regarder le soleil, un arbre, les ébats innocents d'un jeune chat. Quelque chose empoisonnait toute ma vie, et donnait à toutes mes activités une tournure dérisoire : et c'était moins le fait qu'elle n'y participait pas que la crainte de les avoir entreprises par diversion. Pour finir, par un sophisme pervers, je crus découvrir dans cette réduction du monde à une image insaisissable, une mystique nouvelle, une éthique, une théologie. Les calculs retors et probablement inconscient de sa vengeance m'ouvraient donc la voie de l'ascèse et du renoncement : il arrive qu'on soit entraîné au dépassement de soi-même par une erreur de jugement sur la personne qu'on admire, qu'on croit héroïque ou simplement grande, et qui n'est qu'insouciante.  »

Les portes de Gubbio. Danièle Sallenave. Hachette (1980)