lundi 22 avril 2024

PBF 2024.12 : Le fils-père a écrit sur le panneau de libre expression

 

Mercredi 24 avril 2024 à 19H, la Petite Boutique Fantasque accueille Marius Pinel pour une de ses fameuses chroniques. Cette fois-ci, il traite du panneau libre expression place Pinel.

Cette émission de RadioRadioToulouse est diffusée en hertzien, Toulouse : 106.8 Mhz ou en streaming https://www.radioradiotoulouse.net/ et pour tout le reste du temps et du monde sur les podcasts de mixcloud.

Programmation musicale :
1) Baby day (Mélanie)
2) To hold it all (Kim Albert)
3) Le fils-père (Michèle Bernard) 
4) Fanfare for warriors (Art ensemble of Chicago)
5) Linda (Oberkampf)
6) Différence (Isabelle Mayereau) 
7) Tôuttt étô bôutt (Raoul Duguay)
8) Otis (the Durutti column)


+ Chronique de l'univers place Pinel n°44 : Le panneau libre expression par Marius Pinel.

Pour ceux qui auraient piscine indienne, ou toute autre obligation, il y a une possibilité de rattrapage avec les podcasts de la PBF : https://www.mixcloud.com/RadioRadioToulouse/le-fils-père-a-écrit-sur-le-panneau-de-libre-expression-la-petite-boutique-fantasque/

Sus aux Philistins !
 

dimanche 21 avril 2024

Visionnage domestique toulousain (185)

 
La vierge miraculeuse. Stephan Uher (1966)

Réminiscence personnelle (72)

«107

Réaliser une oeuvre, et la tenir pour mauvaise une fois réalisée est une tragédie de l'âme. Plus grande encore lorsqu'on reconnaît que cette oeuvre est la meilleuse que l'on pouvait réaliser. [...] 

Pourquoi est-ce que j'écris alors ? Parce que tout en prêchant le renoncement, je n'ai pas appris à le pratiquer pleinement. Je n'ai pas appris à abdiquer mon inclination pour le vers et la prose. Je dois écrire comme on accomplit une punition. Et la plus grande punition est de savoir que ce que j'écris est entièrement futile, raté et vague.

Enfant déjà j'écrivais des vers. J'écrivais alors des vers très faibles, mais je les trouvais excellents. Je n'éprouverai jamais plus ce plaisir illusoire de produire une oeuvre parfaite. Ce que j'écris aujourd'hui est bien meilleur. Meilleur même que ce pourraient écrire les meilleurs. Mais infiniment inférieur à ce que, je ,ne sais pourquoi, je sens que je pourrais - ou peut-être devrais-je- écrire. Je pleure sur les mauvais vers de mon enfance comme sur un enfant mort, un fils mort, un dernier espoir qui s'en serait allé.»

Livre(s) de l'inquiétude : Vicente Guedes, Baron de Teive, Bernardo SoaresFernando Pessoa. Christian Bourgeois éditeur (2018)

Visionnage domestique toulousain (184)

La clepsydre.  Wojciech Has (1973)

mercredi 17 avril 2024

«Sans passé heureux dont le souvenir me ferait retrouver la félicité, sans rien dans le présent qui me réjouisse ou m'intéresse, sans rêve ni hypothèse d'avenir qui soient différents de ce présent ou puisse avoir un autre passé que ce passé -je gis ma vie, spectre conscient d'un paradis où je ne me suis jamais trouvé, cadavre-né de mes hypothétiques espoirs.»

Livre(s) de l'inquiétude : Vicente Guedes, Baron de Teive, Bernardo Soares. Fernando Pessoa. Christian Bourgeois éditeur (2018)

mardi 16 avril 2024

Thématique printanière Brian Ferry 5

The other night, dear, as I lay sleeping
I dreamed I held you in my arms
When I awoke, dear, I was mistaken
So I hung my head and cried

You are my sunshine, my only sunshine
You make me happy when skies are grey
You'll never know, dear, how much I love you
Please don't take my sunshine away

I'll always love you and make you happy
If you will only say the same
But if you leave me to love another
You'll regret it all someday

You are my sunshine, my only sunshine
You make me happy when skies are grey
You'll never know, dear, how much I love you
Please don't take my sunshine away

You told me once, dear, you really loved me
And no one else could come between
But now you've left me and love another
You have shattered all my dreams

You are my sunshine, my only sunshine
You make me happy when skies are grey
You'll never know, dear, how much I love you
Please don't take my sunshine away

Jimmy Davis / Charles Mitchel

lundi 15 avril 2024

PBF 2024.11 : Le décollage lunaire de Melanie

Mercredi 17 avril 2024 à 19H, la Petite Boutique Fantasque s'aventure dans la bande son de Taking off, le premier long métrage américain de Milos Forman, sorti aux États-Unis en 1971. Si vous rappelez bien, le film commence avec une audition de chanteurs débutants. Les extraits que nous écouterons ont été sélectionnés dans cette partie pour donner une idée de l’effervescence musicale de ce début des années 70.

Cette émission de RadioRadioToulouse est diffusée en hertzien, Toulouse : 106.8 Mhz ou en streaming https://www.radioradiotoulouse.net/ et pour tout le reste du temps et du monde sur les podcasts de mixcloud.

Programmation musicale :
1) Misery (Janis Joplin)
2) Harvest moon (Neil Young)
3) Long long time (Melanie) 
4) Sister morphine (Marianne Faithfull) version 1969
5) Deep peace (Donovan)
6) Morning has brocken (Cat Stevens) 
7) Chelsea hotel #2 (Léonard Cohen)
8) In the quiet morning : for Janis (Mimi Farina / Tom Jans)
9) White dress (Fairport convention)

+ cinq extraits du film Taking off (Milos Forman)

Pour ceux qui auraient piscine indienne, ou toute autre obligation, il y a une possibilité de rattrapage avec les podcasts de la PBF : https://www.mixcloud.com/RadioRadioToulouse/le-décollage-lunaire-de-melanie-la-petite-boutique-fantasque/

Sus aux Philistins !
 
Photographie de Melanie Safka dite Melanie (1947-2024)
 

«Au contraire les caractères faibles, ceux qui ne se dominent pas, haïssent la servitude du style : ils sentent qu'ils deviendraient inévitablement vulgaires si cette amère contrainte leur était imposée : ils ne sauraient servir sans devenir esclaves, aussi détestent-ils le faire. De tel esprits -et ils peuvent être de premier ordre- s'appliquent toujours à se donner à eux-mêmes et à prêter à leur entourage l'allure de libres natures -sauvages, arbitraires, fantasques, désordonnées et surprenantes- ou à s'interpréter comme tels : et ils font bien, car ce n'est qu'ainsi qu'ils se satisfont ! Une seule chose est en effet nécessaire : que l'homme parvienne à être content de soi, quel que soit l'art ou la fiction dont il se serve à cette fin : c'est alors seulement qu'il prend une physionomie supportable ! Ceux qui sont mécontents d'eux-mêmes sont toujours prêts à s'en venger : et c'est nous qui serons leurs victimes quand ce ne serait qu'en ayant à supporter leur désagréable spectacle. Car le spectacle de la laideur rend mauvais et sombre.»

Le gai savoirNietzsche. Gallimard Idées (1950)

dimanche 14 avril 2024

«Habitudes Brèves. - [...] Je m'imagine toujours que telle ou telle chose va me satisfaire durablement -car la brève habitude elle-même croit à l'éternité, cette foi de la passion- ; je m'imagine que je suis enviable d'avoir découvert un tel objet : je m'en repais matin et soir, et il répand en moi une satisfaction dont les délices me pénètrent jusqu'aux moelles, je ne peux plus rien désirer d'autres sans comparer, mépriser ou haïr. Et puis un beau jour, c'en est fait ; l'habitude a fini son temps ; l'objet chéri me quitte alors, non sous l'effet de mon dégoût, mais dans la paix, rassasié de moi et moi de lui, comme si nous nous devions de la reconnaissance et nous tendions la main pour nous faire nos adieux. [...]»

Le gai savoirNietzsche. Gallimard Idées (1950)

Visionnage domestique toulousain (183) avec Caroline et Louloute

 
WahouBruno Podalydès. (2023)

samedi 13 avril 2024

Réminiscence personnelle (71)

«Soupir. -J'ai saisi cette idée au vol et, de crainte qu'elle ne s'échappe, je l'ai fixée dans les premiers mots venus. Voilà maintenant qu'elle en est morte ; elle flotte sous ce haillon, flasque et branlante, et je ne sais même plus, quand je la regarde, comment j'ai pu être si heureux d'attraper cet oiseau.»

Le gai savoirNietzsche. Gallimard Idées (1950)

«J'avouerai même qu'au plus profond de mon âme, je suis reconnaissant à mes misères physiques, ma maladie, et toutes mes imperfections, parce qu'elles me laissent mille portes de sortie qui me permettent d'échapper aux habitudes définitives. Ce qui me serait, à vrai dire, le plus insupportable, ce qui me terrifierait vraiment, ce serait une vie totalement dénuée d'habitudes, une vie qui exigerait une improvisation constante, ce serait mon exil, ma Sibérie»

Le gai savoirNietzsche. Gallimard Idées (1950)

dimanche 7 avril 2024

«Stoïcien et Épicurien. -L'Épicurien choisit pour son usage les situations, les personnes, voire les événements qui conviennent à sa constitution intellectuelle, constitution extrêmement irritable ; et il renonce à tout le reste, ce qui revient à dire presque tout : ce serait pour lui un aliment trop fort, trop lourd. Le stoïcien, au contraire, s'exerce à avaler cailloux et vers, tessons, scorpions, à ignorer le dégoût ; il faut que son estomac finisse par être indifférent à tout ce que le hasard de l'existence peut y verser ; [...]»

Le gai savoirNietzsche. Gallimard Idées (1950)

Thématique printanière Brian Ferry 4

If I could be you and you could be me for just one hour
If we could find a way to get inside each other's minds
If you could see you, through my eyes, instead of your ego
I believe you'd be, surprised to see, that you'd been blind

Walk a mile in my shoes
Walk a mile in my shoes
And before you abuse
Criticise and accuse
Walk a mile in my shoes

Now the whole world you see around you is just a reflection
And the law of Karma, says you reap, just what you sow
So unless you've, lived a life of total perfection
You'd better be careful of every stone that you should throw

And yet we spend the day throwing stones at one another
'Cause I don't think or wear my hair the same way you do
Well I may be common people but i'm your brother
And when you strike out and try to hurt me it's a-hurtin you

There are people on reservations and out in the ghettos
And brother, there but for the grace of God go you and I
If I only, had the wings, of a little angel
Don't you know I'd fly, to the top of the mountain, and then I'd cry

Bryan Ferry

«Empire sur soi. -Ces professeurs de morale qui recommandent à l'homme de se posséder par-dessus tout le gratifient ainsi d'une singulière maladie, j'entends d'une constante irritabilité, d'une sorte de démangeaison, qui devient sa façon de réagir aux excitations les plus naturelles. Quoiqu'il lui devienne désormais soit du dehors, soit du dedans, quoique ce soit qu'il y rencontre, ou qui l'attire, ou qui l'incité, ou qui le pousse, il semble toujours à cet être irritable que son empire sur soi court les plus grands dangers : il n'a plus le droit de se fier à nul instinct, de s'abandonner à nul libre coup d'aile, il reste sur la défensive, sans répit, hérissé d'armes contre soi-même, l'oeil attentif et méfiant, montant éternellement devant son propre donjon une garde qu'il s'est recommandé à lui-même. Certes, il peut être grand dans ce rôle ! Mais comme il est devenu insupportable aux autres ! lourd à soi ! pauvre enfin, hermétiquement fermé aux plus beaux hasards de l'âme, et à toute leçon future. [...]»

Le gai savoirNietzsche. Gallimard Idées (1950)

Quelques Éléments supplémentaires de la Société du Spectacle (69)


«La Jeune-Fille n'exige pas seulement que vous la protégiez, elle veut en outre pouvoir vous éduquer.»

Premiers matériaux pour la théorie de la jeune-FilleTiqqun. Mille et une nuit. (2001)

Photographie d'Alicia Brandet

mercredi 3 avril 2024

PBF 2024.10 : Multiple facettes d'une voix

Mercredi 3 avril 2024 à 19H, la Petite Boutique Fantasque accueille une chanteuse, Caroline Champy-Tursun qui nous décrit sa carrière de chanteuse classique mis aussi ses autres multicentriques intérêts musicaux. Elle interprète, en plus, deux morceaux en direct du studio de la radio. Merci à Manu pour l'aide technique pour cet enregistrement.

Cette émission de RadioRadioToulouse est diffusée en hertzien, Toulouse : 106.8 Mhz ou en streaming https://www.radioradiotoulouse.net/ et pour tout le reste du temps et du monde sur les podcasts de mixcloud.

Programmation musicale :
1) Bubble lady (Camille)
2) Garden of love (Dora)
3) U sipulcro (Madamicella) 
4) Quel feu ! (Caroline Champy-Tursun) texte Robert Herrick
5) Sweet spirit (Caroline Champy-Tursun) texte Robert Herrick
6) Prélude (Trio Zafrani) 
7) Cujus animam gementem tiré du Stabat Mater (Antonio Vivaldi) EBT / Michel Brun / Caroline Champy-Tursun
8) Domisilare (Pascal Comelade)

+ entretien avec Caroline Champy-Tursun. Les morceaux Quel feu ! et Sweet spirit sont interprétés en direct.

Pour ceux qui auraient piscine indienne, ou toute autre obligation, il y a une possibilité de rattrapage avec les podcasts de la PBF : https://www.mixcloud.com/RadioRadioToulouse/entretien-avec-caroline-champy-tursun-la-petite-boutique-fantasque/

Sus aux Philistins !