« […] après m’être promené pendant des heures sous la pluie, tandis que les cloches de la Nouvelle Cathédrale sonnaient à toute volée comme si elles me pourchassaient, entant dans tous les édifices religieux que je rencontrais dans mon errance, sans faire attention à leur secte, entendant partout les mêmes cantiques, devinant partout, sous les visages apparemment heureux des fidèles, leurs crânes tristes et inquiets, sentant qu’il n’y avait partout que l’ombre d’une fête, le fantôme d’une fête morte, mais exclu par là de cette ombre même, de ce simulacre, […] »
L’emploi du temps. Michel Butor. Les éditions de minuit (1956)
Le blog-note d'Aimable Lubin : extension du domaine radiophonique des Muses galantes et de la Petite Boutique Fantasque
samedi 22 août 2026
Inscription à :
Publier les commentaires (Atom)
Aucun commentaire:
Enregistrer un commentaire