mardi 18 novembre 2025

« Le goût païen de la sensualité est, dans une certaine mesure, une culture du corps en vue du délestage de l'esprit. Une pratique dualiste. Pas si éloignée du spirituel. A tout le moins, on soigne le corps pour fournir à l'esprit une base solide (sport) ; ais, dans la sensualité, il y a une soupape. Finalement, chez l'homme de la Renaissance aussi, ce ne sont que des délestages. Hors de cette perspective, la sensualité, même dans la conception moderne, passe pour décadente. »

Journaux. Robert Musil. Seuil (1981)

Aucun commentaire:

Enregistrer un commentaire