lundi 10 avril 2023

Pleure ma Terre au ventre déchiré 
Pleure la terre où mon sang a coulé 
Gouttes de sang pour qu’un jour elles germent 
Combien de morts pour qu’elle se referme? 
Combien de cris en silence poussés? 
Pleure ma Terre au ventre déchiré 

Oh, que les cieux se couvrent de nuages 
Que les éclairs déchirent l’horizon 
Avec mon sang s’écoule tout un âge 
Un peuple meurt quand meurent les bisons 

J’étais la bête venue du fond des temps 
Et mon galop avec les pieds du vent 
J’étais poussière et sang de vos ancêtres 
Et dans mes reins combien d’enfants à naître? 
Ils sont partis vers le soleil couchant 
J’étais la bête venue du fond des temps 

Oh, que les cieux se couvrent de nuages 
Que les éclairs déchirent l’horizon 
Avec mon sang s’écoule tout un âge 
Un peuple meurt quand meurent les bisons 

La terre est rouge de mon sang répandu 
La terre brûle de guerriers étendus 
Partout des feux et la mort imbécile 
Hommes perdus, à jamais inutiles 
Chant de la vie qu’on n’a pas entendu 
La terre est rouge de mon sang répandu 

Oh, que les cieux se couvrent de nuages 
Que les éclairs déchirent l’horizon 
Avec mon sang s’écoule tout un âge 
Un peuple meurt quand meurent les bisons 

Pleure ma Terre au ventre déchiré 
Pleure la terre où mon sang va germer 
Bourgeons de sang, ne restez pas inertes 
La terre est là comme une plaie ouverte 
Puisse la vie un jour la refermer 
Pleure ma Terre au ventre déchiré 

Oh, que les cieux se couvrent de nuages 
Que les éclairs déchirent l’horizon 
Avec mon sang s’écoule tout un âge 
Un peuple meurt quand meurent les bisons 

Oh, que les cieux se couvrent de nuages 
Que les éclairs déchirent l’horizon 
Avec mon sang s’écoule tout un âge 
Un peuple meurt quand meurent les bisons 

Oh, que les cieux se couvrent de nuages 
Que les éclairs déchirent l’horizon 
Avec mon sang s’écoule tout un âge 
Un peuple meurt quand meurent les bisons

Pleure ma terre Anne Sylvestre


dimanche 9 avril 2023

Véritable périple flasque (pour un chien) : documentation 10

«Le 14 du mois de janvier de l'an de grâce de 1893, lequel était un samedi, commença ma liaison d'amour avec Suzanne Valadon, laquelle prit fin le mardi 20 du mois de juin de la même année. Le lundi 16 du mois de janvier 1893, mon amie Suzanne Valadon est venue pour la première fois de sa vie en cet endroit et aussi pour lia dernière le samedi 17 de juin de la même année.»

Écrits. Erik Satie. Champs libres (1977)

Pour 17/17

«Dès le plus jeune âge, entre six et dix ans, souvent après quelques toutes premières initiations avec la mère, une éducation bien conçue impose à la petite demoiselle, en plus des leçons de lecture, de calcul, d'histoire ou de géographie, l'apprentissage du solfège et du chant, d'un ou plusieurs instruments et de la danse.» 

La musique dans la ville : de Lully à RameauJean Marie Duhamel. Presses universitaires de Lille (1994)

samedi 8 avril 2023

«Si le vedettariat prend au XVIIIe siècle une telle place, cela signifie que l'artiste, pour prendre un terme générique, acquiert une nouvelle dimension au sein de la société. Emancipé ou tentant de s'émanciper de toute tutelle traditionnelle -royale, princière ou privée, le musicien est en passe de prendre sa place -au côté de l'écrivain, du peintre (?)- dans l'émergence de cette nouvelle sphère culturelle (R. Chartier) en plein formation.» 

La musique dans la ville : de Lully à RameauJean Marie Duhamel. Presses universitaires de Lille (1994)