« Et tandis que tu es assise à côté de moi, souple comme une vraie chatte, à croire que ta sensualité s'étire sur d'immenses étendues de neige cachée, mon âme se fait pensive, triste, avide, éphémère et tremble comme une note trop longtemps trop nerveusement tenue -et bien que dans mon désir je sois à côté de toi si petit, si fustigé, si misérable, il me semble parfois que je me tiens à côté de la lune au bas des glaciers de blancs nuages et que je considère, longtemps et sans pensées, les eaux noires de célestes lacs. Puis que, soudain, je relève la tête et marche à travers champs. »
Journaux. Robert Musil. Seuil (1981)
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