« - Le plaisir qui va à la suite des désirs, et quelquefois même des soupirs, est préférable, car il est infiniment plus vif.
- C'est vrai, mais on ne peut pas y compter dessus. Cela désole le philosophe calculateur. Dieu vous préserve, madame, de connaître par expérience cette cruelle vérité. Le bien préférable à tous les biens est celui dont on jouit ; celui qu'on désire se borne souvent au seul plaisir de désirer. C'est une fiction de l'âme, dont j'ai trop connu en ma vie toute la vanité. »
Histoire de ma vie. Jacques Casanova de Seingalt. Bouquins Robert Laffont (2006)
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