«Il faut accepter que certaines personnes occuperont une place dans ton coeur pour toujours sans avoir de place dans ta vie.
Kafka sur le rivage. Haruki Murakami 10/18 (2011)
Le blog-note d'Aimable Lubin : extension du domaine radiophonique des Muses galantes et de la Petite Boutique Fantasque
Programmation musicale :
des extraits de Jeux (Claude Debussy)Singapore symphony orchestra / Lan Shuiu
un extrait de Shéhérazade, le pas de deux de Zonéide (Nikolaï Rimski-Korsakov) orchestre symphonique de Baden Baden et Fribourg / Alejo Perez
un extrait de prélude à l’après midi d’un faune (Debussy) Berliner philarmoniker / Benjamin Rattle.le même extrait que le précédent de l’Après midi d’un faune dans la version pour deux piano, Philippe Cassard et François Chaplin
+ analyse de Jeux par Guillaume, première partie
+ illustrations de témoignages, d’analyse sociétale. Nous tenons à remercier à celles et ceux qui prêtent leurs voix aux différents protagonistes de cette démonstration :
Orphée pour Bronislava Nijinska, sœur de Vaslav Nijinsky
Jean-Christophe pour Hector Cahuzac
Jean-Pierre Cacérès pour l’historien Alain Corbin
Anne Lizzy pour Romola Nijinska, l’épouse de Ninjinsky.
Pour
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Sus aux Philistins !
photographie de Charles Gerschel (Gallica)Mercredi 21 mai 2025 à 19H, émission de la Petite Boutique
Fantasque autour de la série animalière de Jean-Christophe, Les fourmis du silence, un texte empli de poésie, de nature avec un petit voile de nostalgie.
Programmation musicale :
Discipline (King Crimson)
J’ai seul la clé de cette parade (Arthur Rimbaud / Benjamin Britten) Barbara Hendricks / English chamber orchestra / Sir colin Davis
Calling the goats (Nils Landgren / Esbjorn Swensson)
La fin de l’histoire (Maneige)
Madrigal (Gabriel Fauré) Orchestre national du Capitole / Michel Plasson
Ouverture de Masques et bergamasques (Gabriel Fauré) Orchestre national du Capitole / Michel Plasson
Summit - Reunion cumbre (Astor Piazzola)
You own the universe (Julie Wood)
Faith no more (Midnight cowboy)
Partita en si (Adalbert Jirovec) Collegium musicum Pragense
Ne chantez pas la mort (Léo Ferré)
+ lecture du texte Les fourmis du silence, par et avec la voix de Jean-Christophe
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Sus aux Philistins !
photographie de Eduardo Munoz OrdoquiProgrammation musicale :
1) Casey's last ride (Kris Kristofferson)
2) Je sors avec ma frangine (Alain Bashung)
3) Bathroom singer (Arno)
4) Encore une journée d'foutue (Jacques Higelin)
5) I want to go to the beach (Iggy Pop)
6) Dinosaure (Fernand Bernadi)
7) La fleur de papillon (Jean Constantin)
8) Polyptotes (Georges Perec) Les grande gueules
9) En fiche (Michèle Bernard)
10) Anaïs (Hubert-Félix Thiefaine)
11) Tant qu'on pourra (Plume Latraverse)
12) Suzy (Imago)
13 Y'a pas d'âge pour le rythme (Jacques Tati)
+ extraits de la séquence 2 de J'ai toujours rêvé d'être gangster (Samuel Benchetrit) : Bouli Lanners, Serge Larivière, Selma El Mouissi. Scènes de la demande de rançon et des règles du jeu de whist.
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Sus aux Philistins !
photographie d'Alain Resnais par Quemener
«Nombre de sciences ne sont en elles-même d'aucun, ou presque aucun profit. Par exemple une grande part de l'histoire des civilisations, de la biologie végétale, etc. Elles ne relèvent pas non plus le niveau général de la culture.
Elles sont une sorte de luxe pour lequel on dépense tout de même beaucoup d'argent, en vue de développer et de sauvegarder un type d'homme : le chercheur !.»
Programmation musicale :
1) Kyrie - Epistola tiré du Requiem (Johannes Ockenghem) Ensemble Organum Marcel Perez
2) Mortuos plango vivo vocos (Jonathan Harvey)
3) Crystal garden (Jean-Michel Jarre)
4) Fragment (Pascal Comelade)
5) Pavane pour une infante défunte (Gabriel Fauré) Duo Adentro
6) extrait de Battaglia à 10 (Heinrich Biber) Concentus musicus Wien /Nikolaus Harnoncourt
+lecture de Une femme franc-tireur (Léon Bloy) par Stéphane
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Sus aux Philistins !
photographie de Elizabeth L. Gardner, pilote de guerre
«Et Robert était très orgueilleux. Bien qu'il ne cessât de lire des livres sans profit, oui, bien que cette incapacité de saisir l'essentiel lui fit l'effet d'une fatalité, il aurait eu honte de l'avouer à un camarade.»
«Il lisait beaucoup ; de la philosophie aussi ; mais sans méthode ; en fait, il disposait d'une quantité de connaissances désordonnées et, le plus souvent, abordait avec une grande maladresse les problèmes qui se posaient à lui. Il se plongeait dans les livres qui, pour être difficiles, n'en menaient pas moins à rien, les lisait avec un soin méticuleux ; et ces lectures entraînaient parfois son esprit dans des domaines absolument stériles, dans des spéculations métaphysiques aussi affreusement insignifiantes qu'absconses.»
Journaux. Robert Musil. Seuil (1981)
«Ses amies et elle avaient en effet passé le plus clair de leur adolescence à observer la graisse en plus ici ou là, à "faire attention" si elles avaient trop mangé, à tenter de se conformer à ce qu'on attendait d'elles. Soit, dans les années 1990, avoir un corps tonique et musclé. Le corps de celles qui ont un "bon métabolisme",athlétiques, galbées. Le corps des femmes invincibles sur papier glacé. [...]
Au fil du temps, le "bon métabolisme" avait cependant désigné tout à fait autre chose. Il était devenu une sorte de mot-talisman que les filles sortaient de leur poche pour ne pas avoir à dire qu'elles mesuraient le tour de leurs bras et de leurs cuisses, qu'elles contrôlaient si leurs os étaient assez saillants, pour ne pas avoir à raconter qu'elles se faisaient vomir, qu'elles arrêtaient de manger, se coupant les règles, perdant les cheveux, finissant parfois à l'hôpital lorsqu'elles étaient frappées par la maladie de l'anorexie et même pour les plus gravement touchées, y mourant, "J'ai un bon métabolisme" quand il n'y avait plus là que la maladie, et l'avancée de la mort.
Les filles honoraient leur part de contrat social. Non seulement on les voulait prêtes à sacrifier leur bien-être à leur image, mais encore et surtout voulait-on qu'elles le fassent savoir, à travers un corps dégraissé, réduit, tailladé, qui disait en silence :
"Vous la voyez la facture que je suis prête à payer ? Je suis prête à la payer pour vous plaire et, vous plaisant, pour exister. Je suis une ascète de mon apparition, un yogi, un esprit, une super-héroïne. J'ai le contrôle. Ce que je fais, pas une bête ne le fera. Je ne mange plus."»