jeudi 29 mai 2025

«Il faut accepter que certaines personnes occuperont une place dans ton coeur pour toujours sans avoir de place dans ta vie.

Kafka sur le rivage. Haruki Murakami 10/18 (2011)

mercredi 28 mai 2025

PBF 2025.13 : Jeux Debussy / Nijinsky (1) : Un flirt adolescent risqué


Mercredi 28 mai 2025 à 19H, émission exceptionnelle de la Petite Boutique Fantasque autour de Jeux, collaboration de Claude Debussy pour la musique et Vaslav Nijinsky pour la chorégraphie. Il s'agit de la première émission d'une série de quatre consacrée à ce thème. Aujourd'hui, le livret de la chorégraphie, le tennis, le flirt, la modernité ainsi que l'amorce du portrait de Nijinsky. C'est Guillaume ,qui nous avait précédemment entretenu de l'autre ballet de Claude Debussy Khamma, écrit pour Maud Allan, qui sera notre guide tous au long de cette série d'émissions.

Programmation musicale
des extraits de Jeux (Claude Debussy)Singapore symphony orchestra / Lan Shuiu
un extrait de Shéhérazade, 
le pas de deux de Zonéide (Nikolaï Rimski-Korsakov) orchestre symphonique de Baden Baden et Fribourg / Alejo Perez
un extrait de prélude à l’après midi d’un faune (Debussy) Berliner philarmoniker / Benjamin Rattle.le même extrait que le précédent de l’Après midi d’un faune dans la version pour deux piano, Philippe Cassard et François Chaplin

+  analyse de Jeux par Guillaume, première partie
+ illustrations de témoignages, d’analyse sociétale. Nous tenons à remercier à celles et ceux qui prêtent leurs voix aux différents protagonistes de cette démonstration :
Orphée pour Bronislava Nijinska, sœur de Vaslav Nijinsky
Jean-Christophe pour Hector Cahuzac
Jean-Pierre Cacérès pour l’historien Alain Corbin
Anne Lizzy pour Romola Nijinska, l’épouse de Ninjinsky.

Pour ceux qui auraient piscine indienne, ou toute autre obligation, il y a une possibilité de rattrapage avec les podcasts de la PBF : https://www.mixcloud.com/RadioRadioToulouse/jeux-debussy-nijinsky-1-un-flirt-adolescent-risqu%C3%A9/

Sus aux Philistins !

photographie de Charles Gerschel  (Gallica)

vendredi 23 mai 2025

PBF 2025.12 : Les fourmis du silence

Mercredi 21 mai 2025 à 19H, émission de la Petite Boutique Fantasque autour de la série animalière de Jean-Christophe, Les fourmis du silence, un texte empli de poésie, de nature avec un petit voile de nostalgie.

Programmation musicale :
Discipline (King Crimson)
J’ai seul la clé de cette parade (Arthur Rimbaud / Benjamin Britten) Barbara Hendricks / English chamber orchestra / Sir colin Davis
Calling the goats (Nils Landgren / Esbjorn Swensson)
La fin de l’histoire (Maneige)
Madrigal (Gabriel Fauré) Orchestre national du Capitole / Michel Plasson
Ouverture de Masques et bergamasques (Gabriel Fauré) Orchestre national du Capitole / Michel Plasson
Summit - Reunion cumbre (Astor Piazzola)
You own the universe (Julie Wood)
Faith no more (Midnight cowboy)
Partita en si (Adalbert Jirovec) Collegium musicum Pragense
Ne chantez pas la mort (Léo Ferré)


+  lecture du texte Les fourmis du silence, par et avec la voix de Jean-Christophe

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Sus aux Philistins !

photographie de Eduardo Munoz Ordoqui

mercredi 14 mai 2025

PBF 2025.11 : J'ai toujours rêvé d'être kidnappeur


Mercredi 14 mai 2025 à 19H, émission de la Petite Boutique Fantasque de la série cinématique avec deux extraits de J'ai toujours rêvé d'être gangster de Samuel Benchetrit (2008). La rencontre improbable des chanteurs Alain Bashung et d'Arno dans une cafétéria de nationale nous donne l'occasion d'écouter un morceau de chacun.

Programmation musicale :
1) Casey's last ride (Kris Kristofferson)
2) Je sors avec ma frangine (Alain Bashung)
3) Bathroom singer (Arno)
4) Encore une journée d'foutue (Jacques Higelin)
5) I want to go to the beach (Iggy Pop)
6) Dinosaure (Fernand Bernadi)
7) La fleur de papillon (Jean Constantin)
8) Polyptotes (Georges Perec) Les grande gueules
9) En fiche (Michèle Bernard)
10) Anaïs (Hubert-Félix Thiefaine)
11) Tant qu'on pourra (Plume Latraverse)
12) Suzy (Imago)
13 Y'a pas d'âge pour le rythme (Jacques Tati)

+ extraits de la séquence 2 de J'ai toujours rêvé d'être gangster (Samuel Benchetrit) : Bouli Lanners, Serge Larivière, Selma El Mouissi. Scènes de la demande de rançon et des règles du jeu de whist.

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Sus aux Philistins !

photographie d'Alain Resnais par Quemener

vendredi 9 mai 2025

«Nombre de sciences ne sont en elles-même d'aucun, ou presque aucun profit. Par exemple une grande part de l'histoire des civilisations, de la biologie végétale, etc. Elles ne relèvent pas non plus le niveau général de la culture.
Elles sont une sorte de luxe pour lequel on dépense tout de même beaucoup d'argent, en vue de développer et de sauvegarder un type d'homme : le chercheur !.»

Journaux. Robert Musil. Seuil (1981)

mercredi 7 mai 2025

PBF 2025.10 : Une femme franc-tireur


Mercredi 7 mai 2025 à 19H, émission de la Petite Boutique Fantasque qui poursuit la découverte du recueil de nouvelles Sueurs de sang de Léon Bloy qui raconte ses souvenirs de la guerre franco-prussienne de 1870. Aujourd'hui un très beau portrait de femme soldat.


Programmation musicale :
1) Kyrie - Epistola tiré du Requiem (Johannes Ockenghem) Ensemble Organum Marcel Perez
2) Mortuos plango vivo vocos (Jonathan Harvey)
3) Crystal garden (Jean-Michel Jarre)
4) Fragment (Pascal Comelade)
5) Pavane pour une infante défunte (Gabriel Fauré) Duo Adentro
6) extrait de Battaglia à 10 (Heinrich Biber) Concentus musicus Wien /Nikolaus Harnoncourt


+lecture de Une femme franc-tireur (Léon Bloy) par Stéphane

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Sus aux Philistins !

photographie de Elizabeth L. Gardner, pilote de guerre

lundi 5 mai 2025

Réminiscence personnelle (84)

«Et Robert était très orgueilleux. Bien qu'il ne cessât de lire des livres sans profit, oui, bien que cette incapacité de saisir l'essentiel lui fit l'effet d'une fatalité, il aurait eu honte de l'avouer à un camarade.»

Journaux. Robert Musil. Seuil (1981)

Visionnage domestique toulousain (234)

Le decameron. Pier Paolo Pasolini (1971)

samedi 3 mai 2025

Réminiscence personnelle (83)

«Il lisait beaucoup ; de la philosophie aussi ; mais sans méthode ; en fait, il disposait d'une quantité de connaissances désordonnées et, le plus souvent, abordait avec une grande maladresse les problèmes qui se posaient à lui. Il se plongeait dans les livres qui, pour être difficiles, n'en menaient pas moins à rien, les lisait avec un soin méticuleux ; et ces lectures entraînaient parfois son esprit dans des domaines absolument stériles, dans des spéculations métaphysiques aussi affreusement insignifiantes qu'absconses.»

Journaux. Robert Musil. Seuil (1981)

Quelques Éléments supplémentaires de la Société du Spectacle (82)

 


 «La Jeune-Fille est toute la réalité des codes abstraits du Spectacle.»
 
Premiers matériaux pour la théorie de la jeune-FilleTiqqun. Mille et une nuit. (2001)
 
photo de Doris Eaton Travis

vendredi 2 mai 2025

«Ses amies et elle avaient en effet passé le plus clair de leur adolescence à observer la graisse en plus ici ou là, à "faire attention" si elles avaient trop mangé, à tenter de se conformer à ce qu'on attendait d'elles. Soit, dans les années 1990, avoir un corps tonique et musclé. Le corps de celles qui ont un "bon métabolisme",athlétiques, galbées. Le corps des femmes invincibles sur papier glacé. [...]
Au fil du temps, le "bon métabolisme" avait cependant désigné tout à fait autre chose. Il était devenu une sorte de mot-talisman que les filles sortaient de leur poche pour ne pas avoir à dire qu'elles mesuraient le tour de leurs bras et de leurs cuisses, qu'elles contrôlaient si leurs os étaient assez saillants, pour ne pas avoir à raconter qu'elles se faisaient vomir, qu'elles arrêtaient de manger, se coupant les règles, perdant les cheveux, finissant parfois à l'hôpital lorsqu'elles étaient frappées par la maladie de l'anorexie et même pour les plus gravement touchées, y mourant, "J'ai un bon métabolisme" quand il n'y avait plus là que la maladie, et l'avancée de la mort.
Les filles honoraient leur part de contrat social. Non seulement on les voulait prêtes à sacrifier leur bien-être à leur image, mais encore et surtout voulait-on qu'elles le fassent savoir, à travers un corps dégraissé, réduit, tailladé, qui disait en silence :
"Vous la voyez la facture que je suis prête à payer ? Je suis prête à la payer pour vous plaire et, vous plaisant, pour exister. Je suis une ascète de mon apparition, un yogi, un esprit, une super-héroïne. J'ai le contrôle. Ce que je fais, pas une bête ne le fera. Je ne mange plus."»

Aucun respect. Emmanuelle Lambert. Stock (2024)

Visionnage domestique toulousain (233)

Les contes de Canterbury. Pier Paolo Pasolini (1972)

«Ce qu'il fallait, ce n'était pas ces preuves d'affection, maigres offrandes déposées aux pieds de nos solitudes. Ce qu'il fallait, c'était la justesse.»

Aucun respect. Emmanuelle Lambert. Stock (2024)