mercredi 17 août 2022

Retour prodigue du Foyer de Notre dame de Garaison dans la Petite Boutique Fantasque (11) et toujours le fantôme de Titus

Go far enough and you will reach,
A place where the sea runs underneath.
And we'll see our shadow, high in the sky,
Drying away in the night.

I've sailed the world for seven years,
And left all I love behind in tears.
Won't you come here, wherever you are,
I've been alone long enough.

You, you have your own special way,
Of holding my hand keep it way 'bove the water,
Don't ever let go
Oh no, no, no

You, you have your own special way,
Of turning the world so it's facing
The way, that I'm going, Don't ever
Don't ever stop.

Whose seen the wind not you or I,
But when the ship moves she's passing by.
Between you and me I really don't think,
She knows where she's going at all.

You, you have your own special way,
Of carrying me twice round the world
Never closer to home than the day,
The day I started.

You, you have your own special way,
Hold onto my hand keep it way 'bove the water,
Don't ever let go
No, no, no.

What mean the dreams night after night.
The man in the moons' a blinding light.
Won't you come out whoever you are,
You've followed me quiet long enough.

You, you have your own special way,
Of holding my hand, Don't ever let go.

You, you have your own special way,
Of turning the world so it's facing
The way that I'm going, Don't ever,
Don't ever leave me.

You have your own special way. Genesis (1976)



mardi 16 août 2022

Rediffusion de la Petite Boutique Fantasque : La semence de l'homme

Mercredi 17 août 2022 à 19H, nous allons retrouver une émission précédemment diffusée, autour d'une lecture d'extraits de L'homme semence de Violette Ailhaud, paru aux Éditions Parole. 
Cette émission est diffusée en hertzien, Toulouse : 106.8 Mhz ou en streaming https://www.radioradiotoulouse.net/ et pour tout le reste du temps sur les podcasts de mixcloud.

Programmation musicale :
1) Nigun (Jenny Scheinman)
2) Fugue (Lilium)
3) Ta vie ne fut pas un voyage (Jean-Marc Le Bihan)
4) Ton sourire (La Foire aux chapeaux)
5) Mangeux d'terre (Gérard Pierron)
6) Bouton de rose (Hubert-Félix Thiéfaine)
7) Il était une fois dans le Sud (Monsieur Ferraille)

+ Extraits de L'homme semence (Violette Ailhaud)
+ Comportements sexuels des Françaises : article de Métro du 13 mars 2007


Pour ceux qui auraient piscine indienne, ou toute autre obligation, il y a une possibilité de rattrapage avec les podcasts de la PBF : 
https://www.mixcloud.com/RadioRadioToulouse/homme-semence-la-petite-boutique-fantasque/
Allons-y gaiement et sans mollir et sus aux Béotiens !

Photographie extraite de Asikicollection

«J'étais donc assis à côté de ta grand-mère, et j'écoutais Bach [La Passion selon Saint-Jean]. J'étais alors un jeune homme au col très haut, avec une grosse cravate où une perle était piquée, j'avais des pantalons très étroits, et j'étais préoccupé surtout de la mine que je pouvais avoir, de l'idée que l'on se faisait de moi. J'écoutais Bach, mais comme on ne doit pas l'écouter : en pensant à autre chose. Or à un certain moment, je ne sais plus lequel, j'ai senti s'insinuer en moi, s'y installer, m'occuper tout entier, une émotion, un bonheur, que je n'ai reconnus que bien plus tard. Il faut avoir une fois au moins éprouvé cela, sinon ce ne sont que des mots. Simplement n'étais plus seul, j'étais délivré. Nous sommes ressortis dans la nuit, il y avait les mêmes lampadaires à la même place, les mêmes omnibus, le même mouvement de la rue. Nous avons pris un fiacre. Nous sommes rentrés rue Caumartin. J'étais ému et silencieux. Pourtant j'ai su me persuader que j'avais éprouvé une émotion esthétique, l'art pour l'art, la beauté pure, toutes ces sottises. Je m'étais approché de Dieu bien près, ce jour-là. A le toucher. Cela n'a duré que quelques minutes, et ma vie entière est passée là-dessus, un demi-siècle.»

Le bonheur du jour. José Cabanis. Gallimard (1960)

«La porte est devant nous : que nous sert-il de la vouloir ?
Il vaut mieux s'en aller, abandonnant l'espérance.
Nous n'entrerons jamais. Nous sommes las de la voir...
La porte en s'ouvrant laissa passer tant de silence.»

Oeuvres. Simone Weil. Quarto Gallimard (1999)

Toujours la place primordiale de la notion du péché

«B. C. : Bataille, en voulant le mal comme mal, n'atteint pas la "dépense", qui n'a rien à voir avec la perversité. Ce nietzschéisme ne me convainc pas.»

La Divine comédie : entretiens avec Benoît ChantrePhilippe Sollers. Desclée de Brouwer (2000)
«Ph. S. : Titien, Mozart, Palladio... tout ça, pour eux, ce n'est rien, ou plutôt une dépense du "culturel"... Je suis bien obligé de vous dire que j'ai rencontré des gens comme ça. D'où mon insurrection. Je ne suis pas du tout disposé à passer par profits et pertes, par souci d'économie et de combien d'avarices, tout ce que Dante a permis. Car Dante ouvre la voie. C'est bien entendu parce qu'il y a eu Dante que vous avez eu ce déversement de splendeurs en architecture, en musique, en sculpture, et dans le dire même. C'est la raison  pour laquelle -ce n'est pas pour embêter Péguy- je crois qu'un certain type d'ignorance -pas chez lui, lui a fait ce qu'il a fait- est à l'oeuvre objectivement de nos jours pour faire l'économie de la splendeur.»

La Divine comédie : entretiens avec Benoît ChantrePhilippe Sollers. Desclée de Brouwer (2000) 

Visionnage domestique toulousain en famille (112)


Taking off. Milos Forman (1971)