mercredi 6 octobre 2021

PBF 2021.22 : À des années lumière de la maison


Mercredi 6 octobre 2021 à 19H, nouvelle émission de la Petite Boutique Fantasque avec comme titre : A des années lumière de la maison. Une émission est basée sur le témoignage de Sandrine qui nous fait partager ses émotions personnelles les plus fortes sur les concerts des Rolling Stones auxquels elle a participé.

Cette émission est réalisée à la maison sur Garageband et diffusée en hertzien, Toulouse : 106.8 Mhz ou en streaming https://www.radioradiotoulouse.net/ et pour tout le reste du temps sur les podcasts de mixcloud.
Programmation musicale :
1) Scarlet (Rolling Stones)
2) 2000 light years from home (Rolling Stones)
3) Tumbling dice (Rolling Stones)
4) If you can't rock me / Gett off my clouds (Rolling Stones)
5) Sweet Virginia (Rolling Stones)
6) Leaving in the heart of love (Rolling Stones)
+ le témoignage de Sandrine sur des concerts des Rolling Stones

Pour ceux qui auraient piscine indienne, ou toute autre obligation, il y a une possibilité de rattrapage avec les podcasts de la PBF : https://www.mixcloud.com/.../a-des-ann%C3%A9es-lumi%C3.../


Photogramme de One + one de Jean-Luc Godard

samedi 2 octobre 2021

Visionnage toulousain et en salle (32) à l'ABC

Cette musique ne joue pour personne. Samuel Benchetrit (2021)

Quelques Éléments supplémentaires de la Société du Spectacle (40)

«On peut être jolie, entourée, harcelée de propositions indécentes et pourtant seule au fond»

Premiers matériaux pour la théorie de la jeune-FilleTiqqun. Mille et une nuit. (2001)

dimanche 26 septembre 2021

PBF rediffusion : Manches longues ou manches courtes

Mercredi 29 septembre 2021 à 19H, rediffusion d'une émission de la Petite Boutique Fantasque à partir des textes de Marion publiés à l'époque sur le blog Anthropologie des corps glorieux.
Diffusion en hertzien, Toulouse : 106.8 Mhz ou en streaming https://www.radioradiotoulouse.net/ et pour tout le reste du temps sur les podcasts de mixcloud.

Programmation musicale :
1) Radio gnome invisible (Gong) 
2) Extraits de Alice (Tom Waits)

+ textes extraits d'Anthropologie des corps glorieux de Marion lus par Marion elle-même

Pour ceux qui auraient piscine indienne, ou toute autre obligation, il y a une possibilité de rattrapage avec les podcasts de la PBF :
https://www.mixcloud.com/RadioRadioToulouse/manches-longues-ou-manches-courtes-la-petite-boutique-fantasque/

Allons-y gaiement et sans mollir !

photographie de Marion


Visionnage domestique toulousain (93)

I Vitelloni. Federico Fellini (1953)

mardi 21 septembre 2021

PBF 2021.21 : Mon coeur s'est déchiré commun vol d'étourneau


Mercredi 22 septembre 2021 à 19H, nouvelle émission de la Petite Boutique Fantasque conçu et réalisée à Toulouse avec la participation de la station de montage de radio-radio. Cette émission prolonge la lecture par Sandy des lettres de mademoiselle de Lespinasse diffusée dans l'émission des Muses galantes il y a quelques paires d'années. Cette fois-ci , c'est une voix parisienne, Charlotte, qui poursuit la lecture avec deux lettres. Cette émission sera placée sous le signe de l'amour. Diffusion en hertzien, Toulouse : 106.8 Mhz ou en streaming


Programmation musicale :
1) Il me semble (Aurore Lerat)
2) Je ne peux plus dire je t'aime (Isabelle Adjani / Jacques Higelin)
3) Andante du concerto pour piano n°12 (W. A. Mozart) par Daniel Barenboim et l'English chamber orchestra
4) Andante du concerto pour piano n°18 (W. A. Mozart) par Daniel Barenboim et l'English chamber orchestra
5) J'ai perdu mon Eurydice (C. W. Gluck) par Marianne Crebassa, Ensemble Pygmalion dirigé par Raphaël Pichon
6)We love so much each other  (Sparks) extrait d'Annette de Léos Carax


+ Lecture des lettres 47 et 48 de Julie de Lespinasse

Pour ceux qui auraient piscine indienne, ou toute autre obligation, il y a une possibilité de rattrapage avec les podcasts de la PBF : https://www.mixcloud.com/RadioRadioToulouse/mon-coeur-sest-déchiré-comme-un-vol-détourneaux-la-petite-boutique-fantasque/


Allons-y gaiement et sans mollir !

photogramme de Adieu Philippine de Jacques Rozier (1962)

dimanche 12 septembre 2021

Visionnage toulousain et en salle (31) à l'American cosmograph

Serre moi fort. Mathieu Amalric (2021)
d'après Je reviens de loin de Claudine Galéa

Mathieu Amalric a toujours revendiqué d’être réalisateur, avant d’être comédien. Son plaisir, c’est de fabriquer des films, et son dernier long-métrage, qui sort en salle le 8 septembre, Serre moi fort –sans trait d’union, comme des mots isolés l’un de l’autre–, s’apparente, dans sa construction, dans sa forme, à un mobile suspendu, toujours en mouvement. Voilà une œuvre qui nous hante et nous emmène dans de multiples récits, et pas pour le plaisir de nous perdre. Adapté d’une pièce de Claudine Galea, Je reviens de loin (2003), le film suit une femme (Vicky Krieps) qui, apparemment, s’en va. Un matin, elle fait son sac et quitte son compagnon (Arieh Worthalter) et ses deux enfants. Mais peut-être s’agit-il d’autre chose, on le découvrira en route.

Mathieu Amalric raconte au Monde le long cheminement de cette œuvre dont il a modifié le montage, sans cesse, afin de transmettre non pas seulement la douleur d’une femme, mais son imaginaire ludique et amoureux, comme une force de survie.

« Serre moi fort » s’ouvre sur une scène de séparation, mais la suite du film ouvre d’autres pistes…
Oui, on peut en parler, le secret n’est pas le nerf du film. Dans sa pièce, Je reviens de loin, Claudine Galea raconte l’histoire d’une femme qui, apparemment, vient de quitter son compagnon et ses enfants. On entre dans les pensées de Camille, la pièce a une forme en chantier / enchantée. On découvre seulement à la fin ce qui s’est réellement passé : en fait, cette femme a perdu son mari et ses enfants dans un accident. Si elle s’est inventé cette histoire de séparation, c’est pour les imaginer encore vivants, loin d’elle. Elle se dit : « Si moi je m’en vais, c’est qu’eux sont restés !… »

   «Je voulais faire partager aux spectateurs tout ce qu’elle invente dans sa tête, ce côté ludique, amoureux»

Ce qui m’a fait pleurer, c’est cette inversion. Claudine Galea a trouvé quelque chose d’aussi simple qu’un mythe. En partant de cette lecture, je suis allé piocher, comme un archéologue, des mots, des objets, présents dans la pièce. Des références de films me venaient, la principale étant Les Gens de la pluie (1969), de Francis Ford Coppola, avec ce grain de l’image que je souhaitais retrouver. J’ai voulu changer aussi le prénom du personnage : elle ne s’appelle plus Camille, mais Clarisse, en référence à L’Homme sans qualités, de Robert Musil, une femme qui s’en va, fascinée par la folie. Ce livre m’obsède depuis trois ans. Pour la sortie en salle, j’ai même écrit une «Lettre à Clarisse» à destination des exploitants, comme pour prendre de ses nouvelles. Qu’est-elle devenue aujourd’hui, est-elle toujours au volant de sa vieille voiture ?

Le Monde (3 septembre 2021)