dimanche 3 mars 2019

«La prédilection des sophistes pour les chemins de traverse de l'apocryphe est une quantité constante, fit observer John Eglington. Les grandes routes ont monotones mais vous mènent en ville.»

Ulysse. James Joyce. Gallimard (1957)

200 : Avoir toujours quelque chose à désirer, pour n'être pas malheureux dans son bonheur

«Le corps respire, et l'esprit aspire. Si l'on était en possession de tout, l'on serait dégoûté de tout. Il est de même nécessaire à la satisfaction de l'entendement qu'il lui reste toujours quelque chose à savoir pour repaître sa curiosité. L'espérance fait vivre, et le rassasiement de plaisir rend la vie à charge. En fait de récompense, c'est l'adresse de ne la donner jamais toute entière. Quand on n'a plus rien à désirer tout est à craindre ; c'est une félicité malheureuse. La crainte commence par où finit le désir.» 

L'art de la prudence. Balthasar Graciàn. Rivages poche, petite bibliothèque (1994)
«Pour un mari, passé l'exaltation de la découverte, que reste-t-il de sa femme quand il aime ? L'idée qu'il l'aime, l'idée qu'ils sont unis, l'idée qu'elle lui fait leur enfant commun. Idée bien rangée dans sa petite case, à côté des autres petites cases où sont rangées l'idée de métier, l'idée de culture,l'idée d'amitié, l'idée de sport. Même la religion déborde-t-elle de sa petite case ?»

Les reins et les coeurs. Paul-André Lesort. Éditions du Seuil (1964)
«La vie moderne tend à nous épargner l'effort intellectuel comme elle fait l'effort physique. Elle remplace, par exemple, l'imagination par les images, le raisonnement par les symboles et les écritures, ou par des mécaniques ; et souvent par rien. Elle nous offre toutes les facilités, tous les moyens courts d'arriver au but sans avoir fait le chemin.»

Variété III, IV et V. Paul Valéry. Gallimard (1936-1944)
«Car à mes généraux on avait d'abord enseigné l'histoire et ils connaissaient une par une toutes les dates de mes conquêtes et toutes celles de mes défaites et  celles des naissances et celles des morts. Ainsi leur paraissait-il l'évident que les événements se déduisent les uns des autres. Et ils voyaient l'histoire de l'homme sous l'image d'une longue chaîne de causes et de conséquences qui prenait sa racine dans la première ligne du livres d'histoire et se prolongeait jusqu'au chapitre où l'on notait pour les générations futures que la création ainsi avait heureusement about à cette constellation de généraux. Ainsi, ayant pris trop d'élan de conséquence en conséquence démontraient-ils l'avenir.»

Citadelle. Antoine de Saint-Éxupery. Gallimard (1959)

vendredi 1 mars 2019

PBF 2019.06P : La cour magique tchèque, la Moldavie et le Sud syrien

photographie de Pierre Auguste Renoir par Dornac

Mercredi 27 février 2019 à 19H sur Radio-Radio, (en hertzien Toulouse : 106.8 Mhz ou sur https://www.radioradiotoulouse.net). Le site est en pleine transformation ! Vous allez le trouver changé. N'hésitez à me faire part des problèmes, difficultés ou interrogations que vous pourriez rencontrer.

 Morceaux diffusés :
1) Grégoire et Sébastien (Anne Sylvestre)
2) Suite de Moldavie (Sirba octet)
3) The magic yard (Lubos Fiser) générique de Valérie au pays des merveilles de Jaromil Jires
4) Choral n° 3 (César Franck) par Marie-Claire Alain
5) La ronde des jurons (Giants of jazz)
6) Invocation (Moondog)

+ Chronique de l'univers de Marius Pinel : Pinéliser la Syrie

Pour ceux qui auraient piscine indienne, ou toute autre obligation, il y aura possibilité de rattrapage avec les podcasts probablement là : https://www.radioradiotoulouse.net/emissions-podcasts.


lundi 18 février 2019

PBF 2019.05P : Le square du général posthume, et le côté Sud



Mercredi 20 février 2019 à 19H sur Radio-Radio, (hertzien Toulouse : 106.8 Mhz ou sur https://www.radioradiotoulouse.net/emissions-podcasts). Le site est en pleine transformation ! Vous allez le trouver changer. N'hésitez à me faire part des problèmes, difficultés ou interrogations que vous pourriez rencontrer. Cette émission intègre des extraits du livre de Clémentine Mélois, Sinon j'oublie, qui, à partir de listes de courses trouvées invente ou essaie de reconstituer une histoire de celui qui les avait constituées. Son projet est  décrit dans la présentation de l'émission.

Liste des morceaux diffusés :
1) Le train fatal (Raoul de Godewarsvelde)
2) Our street is a black river (Laurie Anderson)
3) Symphonie Titan d'après Malher (Collectif 9)
4) Piège de Méduse  (Éric Satie) première partie
5) Samba Miaou (Full moon ensemble)
6) Bells for the south side (Roscoe Mitchell)

+ extrait de «Sinon j'oublie» de Clémentine Mélois (Éditions Grasset)



Pour ceux qui auraient piscine indienne, ou toute autre obligation, il y aura possibilité de rattrapage avec les podcasts qu'il va falloir rechercher sur le nouveau site.

photographie Alain Keler