jeudi 8 décembre 2016

«Nous n'avons plus de provinces, & nous avons encore environ trente patois qui en rappellent les noms.
Peut être n'est-il pas inutile d'en faire l'énumération : La bas-breton, le normand, le picard, le rouchi ou wallon, le flamand, le champenois, le messin, le lorrain, le franc-comtois, le bourguignon, le bressan, le lyonnais, le dauphinois, l'auvergnat, le poitevin, le limousin, le picard, le provençal, le languedocien, le velayen, le catalan, le béarnois, le basque, le rouergat & le gascon ; ce dernier seul est parlé sur une surface de 60 lieues en tous sens.»

Rapport sur la nécessité & les moyens d'anéantir le patois, & d'universaliser l'usage de la langue française ‎: séance du 16 prairial, l'an deuxième la République une & indivisible, suivi du décret de la Convention nationale, et envoyés aux autorités constituées, aux sociétés populaires, & à toutes les communes de la République. Grégoire‎. Imprimerie Nationale [1794]
«M. de Pompignan avoit probablement en vue dans cette ode, le célèbre auteur du poëme sur le désastre de Lisbonne, poëme dont nous ne citerons que ces quatre vers, qui auroient toujours dû être la devise de l'auteur :

Humble dans mes soupirs, soumis dans ma souffrance,
Je ne m'élève point contre la providence.
Dans une épaisse nuit cherchant à m'éclairer,
Je ne sais que souffrir, et non pas murmurer.»

Éphémérides politiques, littéraires et religieuses, présentant pour chacun des jours de l'année un tableau des évémens remarquables qui datent de ce même jour dans l'histoire de tous les siècles et de tous les pays, et commençant au I septembre 1796, pour finir au I septembre 1797. Mois de novembre. H. Neuville (1796)
«En 1608, Claude Guillaume Nyon, dit Lafont, alors roi des violons de France, fut informé de la réputation qu'avait acquise à Toulouse un certain Mathelin Taillasson, habile joueur de violon. Ce Taillasson, dont le frère était revêtu de la dignité de capitoul en 1613, ne fut pas seulement chanté par le poète Augier Gaillard, le charron de Rabastens ; il était tellement admiré dans le pays qu'on le citait comme une des merveilles de Toulouse, dans un distique méridional qui mettait sur le même rang : 1° la plus belle fille de l'époque, Paule de Viguier, dite la Belle Paule ; 2° une basilique admirable Saint-Sernin ; 3° un moulin sans rival, le Bazacle ; un artiste de talent, Mathelin Taillasson.
La Bello Paulo, San-Sarni
Lé Bazaclé, Mathali.»

La corporation des ménétriers et le roi des violons‎. Eugène d'Auriac. E. Dentu, éditeur (1880)

samedi 3 décembre 2016

Convergence freudienne

Ainsi parlait Zarathoustra  : un livre qui est pour tous et qui n'est pour personneFriedrich Nietzsche. Éditions Gallimard (1971)

«J'ai interrogé mon fermier sur le nombre des instruments. Et mon fermier m'a répondu :
- Je ne connais rien à votre boutique. Faut croire, les instruments, qu'il en manque quelques-uns : ceux qui nous auraient fait gagner la guerre... Voulez-vous souper avec nous ?
- J'ai déjà dîné.
Mais l'on m'a installé de force, entre la nièce et la fermière :
- Toi, la nièce, pousse-toi un peu... Fais une place au Capitaine.»

Pilote de guerreAntoine de Saint-Exupéry. Éditions Gallimard (1959)
« Voire mais que fera-t-il, si on le presse de la subtilité sophistique de quelque syllogisme ? Le jambon fait boire, le boire désaltère, par quoi le jambon désaltère. Qu'il s'en moque. Il est plus subtil de s'en moquer que d'y répondre. »

Les Essais : De l'institution des enfants. Montaigne. Librairie Générale Française (2002)

Quelques Éléments supplémentaires de la Société du Spectacle (6)

«L'adolescence est une catégorie récemment créée par les exigences de la consommation de masse.»

Premiers matériaux pour une théorie de la jeune filleTiqqun. Mille et une nuits (2001)