mardi 24 février 2026

PBF 2026.04 : Madeleine Pelletier ou le procès des femmes (première diffusion sur Radio radio Toulouse mercredi 25 février 2026)

 

Madeleine Pelletier ou le procès des femmes

La petite boutique fantasque reçoit Maud Alvado pour évoquer la figure de Madeleine Pelletier (1874-1939) à la fois féministe, suffragette, militante politique, anarchiste, socialiste puis communiste, polémiste fervente auteure de beaucoup d'articles, de romans, de pièce de théâtre, et doctoresse. Maud Alvado nous parle aussi de la pièce de théâtre qu'elle a écrite sur la fin de vie de cette femme singulière, atypique qui donne le titre à l'émission. Un extrait de la pièce est interprété en fin d'émission. La musique est entièrement féminine et d'époque.

Programmation musicale :

1) Le chant de naviots (Gérard Pierron / Gaston Couté) Suzanne Tandé
2)
Tel qu'il est (Fréhel
)
3) La zone
(Fréhel)
4) La grève des mères (Montéhus) Mireille Rivat

+ Entretien avec Maud Alvado sur Madeleine Pelletier
(entretien réalisé le 16 février 2026)
+ Extrait de la pièce
Madeleine Pelletier ou le procès des femmes par Maud Alvado et Thierry Berrone

Pour ceux qui auraient piscine indienne, ou toute autre obligation, il y a une possibilité de rattrapage avec les podcasts de la PBF : https://www.mixcloud.com/RadioRadioToulouse/madeleine-pelletier-ou-le-proc%C3%A8s-des-femmes-la-petite-boutique-fantasque/

  Sus aux Philistins !

Photographie de Madeleine Pelletier

lundi 23 février 2026

Visionnage domestique toulousain (293)

 

Tales from the Gimli hospital. Guy Maddin (1988)

Retour prodigue du Foyer de Notre dame de Garaison dans la Petite Boutique Fantasque (13)

 Les filles qui font pleurer

C´est l'histoire d'un gars qui allait
Qui allait souvent au cabaret
Qui tout au fond d'la nuit scintille
Il allait boire et s'enivrer
Pour oublier les filles
Pour oublier les filles
Qui ne sont pas gentilles
Oui, pour les oublier
Les filles qui font pleurer !

Il y entra, un soir d'hiver
Il avait le cœur à l'envers
Au lieu de boire une camomille
Il but d'l'alcool dénaturé
Pour oublier les filles
Pour oublier les filles
Qui ne sont pas gentilles
Oui, pour les oublier
Les filles qui font pleurer !

Au douzième coup de minuit
Il aperçut, tout près de lui
Assise dans l'ombre qui vacille
Une femme qu'il voulut aimer
Pour oublier les filles
Pour oublier les filles
Qui ne sont pas gentilles
Oui, pour les oublier
Les filles qui font pleurer !

Il lui dit "J'ai tant de chagrin !
J'ai marché seul sur les chemins
Et ma pauvre âme est en guenilles
Emmène-moi et j'oublierai
Et j'oublierai les filles
Et j'oublierai les filles
Qui ne sont pas gentilles
Oui, je les oublierai
Les filles qui font pleurer !"

Dès lors, ensemble ils sont restés
Tout un printemps, tout un été
Tout le temps que le soleil brille
Puis, sans raison, il l'a quittée
Pour retrouver les filles
Pour retrouver les filles
Qui ne sont pas gentilles
Oui, pour les retrouver
Les filles qui font pleurer !

Y a des hommes qui préfèrent ainsi
Et l´inquiétude et le souci
Ils aiment mieux ça qu'la vie d'famille
S´ils pleurent, c'est qu´ils l'ont bien cherché
Ils ont cherché les filles
Ils ont cherché les filles
Qui ne sont pas gentilles
Ils les ont bien cherchées
Les filles qui font pleurer !

Jean-Roger Caussimon

mercredi 18 février 2026

Visionnage domestique toulousain (292)

 

Y Mañana ? Emile Degelin (1966)

« Les gens n’ont pas des relations sexuelles uniquement pour le plaisir physique ou pour se sentir proche de leur partenaire mais, plus souvent qu’ils n’acceptent de l’admettre, pour des foules d’autres raisons qui peuvent avoir peu de rapport avec la personne avec qui ils se trouvent : pour se sentir viril, ou féminine ; pour se sentir plus jeune ou plus mûr ; pour rivaliser ou se venger de quelqu’un ; pour éviter de reconnaître le véritable objet de son désir ; pour se voir soi-même comme quelqu’un de spontané, d’hédoniste ou de puissant ; parce que l’occasion se présente et que c’est peut-être la dernière fois ; pour défier quelqu’un qui nous a interdit de le faire ; pour pouvoir le dire à ses potes ; par ennui. »

Musique à Toulouse (27) avec Caroline à l'église Saint-Exupère de Montauban (14 février 2026)

 

Les Passions : Jean-Marc Andrieu, flûte à bec, Gilone Gaubert, violon 1, Josépha Jégard, violon 2, Myriam Bis-Cambreling, alto, Etienne Mangot, violoncelle

Programme
Concerto en Do Majeur. Georg Philipp Telemann (1681-1767)

Concerto en Fa Majeur pour flûte à bec soprano. Guiseppe Sammartini (1695-1750)

Suite en La mineur pour flûte à bec et cordes. Georg Philipp Telemann (1681-1767)

« Difficile pour Pierre Bonnard d'expliquer au gardien du musée du Luxembourg, en 1938, que le tableau qu'il est en train de rectifier sur le mur est le sien ! Il  lui arrivait de retoucher ses toiles une fois celle-ci achetées et exposées dans un musée. Ses amis appelaient ça « bonnarder » ou « bonnardiser ». Un journaliste relate, en 1943, cette attitude devenue visiblement coutumière. Au musée de Grenoble puis au musée du Luxembourg, il lui arriva de guetter le passage d'un gardien d'une salle à l'autre, de sortir d'une poche une minuscule boîte garnie de deux ou trois tubes et, d'un bout de pinceau, d'améliorer furtivement de quelques touches un détail qui le préoccupait. Et, son coup fait, de disparaître, radieux, comme un collégien après une inscription vengeresse au tableau noir. »

Visionnage domestique toulousain (291)

Touristes ? Oh yes ! Jean-Pierre Mocky (2012)

Tortures rituelles et choc culturel au Canada : quand les Européens rencontrent les Amérindiens de la côte Est

 « La souffrance physique jouait un rôle social très important chez les Amérindiens de la côte Est. Elle accompagnait les rites de passage à l'âge adulte ainsi que les rites d'intégration des prisonniers capturés lors de guerres ou de raids... elle permettait également à l'ennemi capturé de remporter une victoire moral sur son vainqueur en endurant sans (trop) broncher de terribles souffrances...
Seulement voilà, lorsque les Amérindiens capturèrent des Européens, ils furent affreusement déçus de constater que ces derniers - horrifiés pour leur part - ne jouaient pas le jeu qui leur était proposé.
Au lieu de relever dignement le défi de la souffrance physique, les Européens hurlaient, suppliaient ou pleuraient pour que leurs peines soient abrégées.
Rite social et culturel pour les uns, pure cruauté pour les autres : bref, un bel exemple d'incompréhension. »

Visionnage domestique toulousain (290)

 

 
Adèle n'a pas encore dîné. Oldrich Lipsky (1978)

« Le fascisme naît toujours d'un esprit provincial, d'un manque de connaissance des vrais problèmes et du rejet des gens, que ce soit par paresse, préjugés, cupidité ou ignorance, pour donner un sens plus profond à leur vie. Pire encore, ils se vantent de leur ignorance et cherchent le succès pour eux-mêmes ou pour leur groupe à travers une présomption, des affirmations sans fondement et une fausse démonstration de bonnes qualités, plutôt que de faire appel à la véritable capacité, à l'expérience ou à la réflexion culturelle.
Le fascisme ne peut être combattu si nous ne reconnaissons pas qu'il est simplement le côté stupide, pathétique et frustré de nous-mêmes dont nous devons avoir honte.
»

 
Federico Fellini : conversation avec Natalia Ginzburg

mardi 10 février 2026

PBF 2026.03 : Quarante ans de passions baroques (première diffusion sur Radio radio Toulouse mercredi 11 février 2026)

40 ans de passions baroques
La petite boutique fantasque reçoit Jean-Marc Andrieu à l'occasion de l'anniversaire de son ensemble, les Passions, orchestre baroque de Montauban, cette formation affiche quarante ans au compteur, quand même ! Nous feuillèterons ensemble quelques pages de cette belle histoire avec ces 900 concerts. Nous parlerons de la formation de cet ensemble et de quelques souvenirs qui ont émaillés ces années. Nous aborderons ensemble, le festival les Passions avant d'aborder la production discographique des Passions. Et enfin, les première festivités pour cet anniversaire, concert 13 au Temple de la Faculté de Montauban et 14 février 2026 à Saint-Exupère à Toulouse. Programme Telemann et Sammartini. 

Tous les renseignements : https://www.les-passions.fr/fr/musique-baroque/

Programmation musicale :
1) Kyrie (Jean Gilles ) Les passions / Jean-Marc Andrieu
2)
Premier choeur d'In exitu Irsrael (
Antoine-Esprit Blanchard) Les passions / Jean-Marc Andrieu
3) 33 de Gobi tiré de Vents des royaumes
4) Air de Daphnis (Pierre Cassanéa de Mondonvile)
Les passions / Jean-Marc Andrieu
5) Chaconne (Benedetto Giacomo Marcello)
Les passions / Jean-Marc Andrieu
6) Laetus sum (Nicola Porpora)
Les passions / Jean-Marc Andrieu
7) extrait du Choeur final de la passion selon Saint-Matthieu (Jean-Sébastien Bach)
Les passions / Jean-Marc Andrieu

+ Entretien avec Jean-Marc Andrieu
(entretien réalisé le 3 février 2026)

Pour ceux qui auraient piscine indienne, ou toute autre obligation, il y a une possibilité de rattrapage avec les podcasts de la PBF : https://www.mixcloud.com/RadioRadioToulouse/quarante-ans-de-passions-baroques-la-petite-boutique-fantasque/ 

 Sus aux Philistins !

Image prise au studio de Radio Radio par Michel Bonnet

samedi 7 février 2026

Visionnage domestique toulousain (288)

 

 
Zazie dans le métro. Louis Malle (1960)

Musique à Toulouse (26) avec Caroline et Pierre à l'église Saint-Jacques de Montauban (11 octobre 2025) avec retard

 

 
1643, l'héritage italien : Litanies et Beatus Vir (Claudio Monterverdi) ; Deux canzone à 2 dessus et basse (Girolamo Frescobaldi) ; Jephté
 (Giacomo Carissimi ) ; Litanies à la Vierge (Marc-Antoine Charpentier) Les Passions / Dulci jubilo / Jean-Marc Andrieu

« [Sur La femme mariée] C'est un film de société qui décrit l'adultère comme une série de fragments objectifs : des corps, des paroles, des faits, des trajets, des lieux, des actes, des mots, des images, c'est-à-dire un produit de la société contemporaine, de la "société de consommation" comme les sociologues aiment à l'appeler. La femme, son mari, son amant, font partie de ce monde des objets, au même titre qu'une voiture, un soutien-gorge, un parfum, une chambre d'hôtel, un film, un magazine, une salle de cinéma, un aéroport, dont la société fait commerce par l'intermédiaire de l'argent, des médias, de la publicité. Et tout, tous, sont filmés d'une même manière, objective, frontale, fragmentaire, abstraite, cadrés en plans moyens ou en gros plans. »

Godard : biographie. Antoine de Baecque. Bernard Grasset (2010)

PBF 2026.02 : Je rêve que je vous dis que je vous aime (première diffusion sur Radio radio Toulouse mercredi 4 février 2026)

 

Lettres de Manon Balletti à Giacomo Casanova
La Petite Boutique Fantasque se penche sur une jeune correspondante épistolaire de Casanova à l'occasion de la sortie du livre : Giacomo Casanova, correspondance féminine (1757-1796), publié À l'enseigne du pot cassé (2025). A cette occasion, nous recevons Jean-Luc Nardone, professeur de littérature italienne à la faculté Toulouse Jean-Jaurès et éditeur de ce livre qui nous présente Manon Balletti, dix-sept ans, fille de Sylvia Balletti, créatrice de certains grands rôles féminins de Marivaux. Elle va être aimée de Casanova, il promettra même à sa mère sur son lit de mort d'épouser Manon mais ne le fera pas en définitive. Ce sont des lettres d'amour d'une jeune fille d'une fraîcheur, d'une intelligence, d'une vivacité qui méritent d'être (re)découvertes.

Programmation musicale :
1) Sonate n°9 (Baldassare Galuppi) Viginkur Olafsson
2)
Bei labbri, che amore formo per suo nido (
Baldassare Galuppi) Philippe Jaroussky / Artaserse
3) Judicabit tiré du Dixit Dominus (
Baldassare Galuppi) Orchestre Ghislieri / Giulio Prandi

+ Entretien avec Jean-Luc Nardone
professeur de littérature italienne à l'UT2J
Lecture des lettres 1, 6, 12, 17 et 29 de Manon Balletti à Casanova par Orphée Tournier

Pour ceux qui auraient piscine indienne, ou toute autre obligation, il y a une possibilité de rattrapage avec les podcasts de la PBF : https://www.mixcloud.com/RadioRadioToulouse/je-r%C3%AAve-que-je-vous-dis-que-je-vous-aime-la-petite-boutique-fantasque/

Sus aux Philistins !

extrait du tableau de Manon Balletti par Jean-Marc Nattier

 

« Car Godard a voulu tourner en son direct "à la Rouch", avec un Nagra, une perche et parfois des micros cravates. Tout est vrai dans ce film fantaisiste et, selon l'expression de Godard, ce conte de fées est aussi un "conte de faits".  C'est ainsi qu'est tournée la séquence du métro, assez longue, quand Odile et Arthur "descendent au centre de la terre" et chantent Aragon. »

Godard : biographie. Antoine de Baecque. Bernard Grasset (2010)

Visionnage domestique toulousain (287)

 

 
Viva Maria ! Louis Malle (1965)

Quelques Éléments supplémentaires de la Société du Spectacle (91)

 

 
« La chimie de la passion : aujourd'hui, tout s'explique, même le fait d'être amoureux ! Adieu le romantisme , puisque ce "phénomène" ne serait qu'une série de réactions chimiques. »
 
Premiers matériaux pour la théorie de la jeune-FilleTiqqun. Mille et une nuit. (2001)
 
Senta Berger