«Détail. Herma me parlant de chez elle . Les femmes de la maison d'arrêt -des prostituées pour la plupart- (on dut les déplacer parce qu'elles travaillaient sur les chantiers avec les détenus, elles étaient tout le temps enceintes) étaient louées pour faire des ménages. Elles lavaient très bien, par exemple. La grand-mère en fit venir elle aussi pour les lessives. On leur donnait du café -on n'éprouvait aucune gêne, on leur parlait. A midi, il fallait les reconduire. Ainsi Herma encore fillette, les accompagnait-elle dans la rue -avec leur uniforme gris et leur mouchoir de tête blanc- sans en être gênée.»
Journaux. Robert Musil. Seuil (1981)
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