« Elle a pris ce petit visage à pleines mains - ses longues mains, ses longues mains douces - et regarde Steeny dans les yeux avec une audace tranquille. Comme ses yeux sont pâles ! On dirait qu'ils s'effacent peu à peu, se retirent... les voilà maintenant plus pâles encore, d'un gris bleuté, à peine vivants, avec une paillette d'or qui danse. "Non ! non ! s'écrie Steeny. Non !" Et il se jette en arrière, les dents serrées, sa jolie figure crispée d'angoisse, comme s'il allait vomir. Mon Dieu. »
Monsieur Ouine. Georges Bernanos. Le Castor astral (2008)
Aucun commentaire:
Enregistrer un commentaire